14 novembre ; les retraités continuent le combat : ni nantis, ni privilégiés : en colère !

14 novembre ; les retraités continuent le combat : ni nantis, ni privilégiés : en colère !

2018-12-18T15:38:20+00:0010 décembre 2018|Catégories : DOSSIERS|

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Communiqué

Les retraités continuent le combat : ni nantis, ni privilégiés : en colère !

Les 9 organisations syndicales et associatives de retraités (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR CFE/CGC, FSU-Retraités, FGR-FP, UNIRS-Solidaires, Ensemble et Solidaires-UNRPA, LSR) se sont réunies le 5 novembre au siège de la CFTC.

Elles ont tiré le bilan des journées de mobilisation du mois d’octobre de cette année.

  • Le 3 octobre, plus de 250 délégués des départements ont rendu compte des résultats de la pétition lancée au début du mois d’avril intitulée : « Le gouvernement et sa majorité présidentielle n’ont rien compris à la colère des retraité(e)s ». Ce texte a recueilli plus de 250 000 signatures et permis de renforcer nos liens avec la population et de mesurer au quotidien la colère et le dégoût qu’éprouvent les retraités,
  • Le 18 octobre, la mobilisation des retraités à travers plus de 120 lieux de manifestations, rassemblements, conférences de presse, a prouvé qu’ils n’acceptent pas que leurs pensions servent à l’ajustement des équilibres budgétaires. Seize millions de personnes voient leurs revenus diminuer inexorablement chaque année : c’est une aberration au plan économique et social :
    • Au plan économique, l’impact sur la consommation est négatif dans un pays dont l’équilibre repose précisément sur la consommation,
    • Au plan social, c’est la rupture des engagements pris lors de la constitution des régimes de retraite solidaires et intergénérationnels, rupture facteur de déstabilisation de toute la société.

Les 9 organisations ont constaté que le gouvernement et sa majorité s’entêtent : refus de nous recevoir à l’assemblée nationale, aucune réponse à nos courriers (et toujours aucun ministre en charge du dossier des retraités).

En conséquence, les 9 organisations ont décidé de poursuivre leur activité de défense des retraités sans aucune relâche :

  • Nous attendons une réponse du président du groupe parlementaire LREM que nous publierons (ou ferons savoir l’absence de réponse),
  • Nous poursuivrons et multiplierons les actions sollicitant les élus de la majorité au cours de la première quinzaine de décembre,
  • Nous élargirons ces actions de « guérilla sociale » à tous les élus ayant adopté la mesure de hausse de la CSG et feront connaître leur position dans tous les lieux publics : marchés, permanences, mairies, etc. par tous les moyens : tracts, prises de parole, adresse aux médias,
  • Nous lancerons une opération : « Nos étrennes et les leurs » comparant les mesures qui frappent les retraités et celles qui bénéficient aux privilégiés de ce pays,
  • Nous saisirons toutes les possibilités de réunir et d’informer la population de ce pays sur la situation faite à 25% d’entre elle : assemblées publiques, colloques et débats.

Sur la région parisienne, nos organisations de l’Ile-de-France préparent d’ores et déjà un rassemblement devant le ministère des finances au début de décembre afin de présenter nos revendications et exprimer la colère qui monte.

Enfin, nos organisations fixeront prochainement la date d’une mobilisation nationale qui aura lieu au début de l’année 2019.

Nous ne sommes ni nantis, ni privilégiés et sommes plus que jamais déterminés à défendre nos droits acquis au cours de nos vies de travail.

Paris, le 12 novembre 2018.

 

Retraité-es : la question du pouvoir d’achat n’est pas réglée !

Les Lilas le 12 décembre 2018

Dans son intervention du 10 décembre, le Président de la République a confirmé la politique qu’il met en œuvre depuis 18 mois notamment celle concernant les retraité-es : gel des pensions en 2018 maintenu, indexation des pensions et retraites non rétablie… Tous les retraité-es continueront donc à perdre du pouvoir d’achat.

La suppression de l’augmentation de 1,7 point de la CSG ne concernera qu’une partie des retraité-es. En effet, ceux qui, en raison de leur faible pension en étaient déjà exonérés ou relevaient du taux réduit de 3,8%, et ceux qui perçoivent des pensions supérieures à 2 000 €, ne verront pas d’amélioration, y compris les retraité-es les plus pauvres. Et la formule du Président : «Pour ceux qui touchent moins de 2 000 euros par mois, nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année» ne dit pas qu’en fait le calcul se fait sur la base du revenu fiscal de référence ce qui du coup ne concernera pas tous les retraité-es en dessous de 2000 euros…

A ce jour, aucune réponse n’est faite aux demandes d’audience renouvelées depuis plus d’un an par le groupe des 9 des retraité-es.

La colère des retraité-es demeure devant le refus du Président de répondre à leurs revendications.

Avec la FSU, ils poursuivront leurs actions, notamment le 18 décembre prochain devant le ministère des finances pour obtenir la suppression de la hausse de la CSG pour tous les retraité-es et le retour de l’indexation des pensions sur les prix dès le 1er janvier 2019 (1,7 % et non 0,3%), première étape à une indexation sur les salaires.

 

Lien vers les POUR retraités