Agora n°100 de la FSU33

juin 2020

EDITO

L’ampleur de la crise du coronavirus amène des remises en cause profondes, directement, en raison de sa violence, mais aussi, de manière peut-être plus diffuse, car elle pourrait être une forme de répétition générale d’événements catastrophiques amenés à se multiplier.

Nos gouvernants, c’est sûr, préparent dès maintenant LEUR jour d’après, avec leur dose de néolibéralisme, régressions sociales et répressions qui l’accompagnent. Leur priorité faire tourner l’économie marchande, aider les grandes entreprises, comme Airbus par exemple, ou encore Air France qui recevra une aide de 7 milliards d’€ sans aucune contrepartie sociale ou environnementale.

Il y a un enjeu fort pour le syndicalisme : dans une période où s’appliquent les premiers effets de la transformation de la fonction publique, faire valoir les droits des salarié.e.s et des agent.e.s, c’est essentiel ! Il faut aussi mener des combats de justice sociale, alors que le chômage explose et que les plans de licenciements vont se multiplier dans les prochaines semaines. Les Services Publics sont aussi la réponse pour davantage de justice sociale. A la tentative d’un retour rapide de politiques austéritaires qui viendront les dégrader encore nous devons nous mobiliser pour imposer une réponse immédiate qui passe par des mesures d’urgence et une réponse à long terme, pour une société plus juste, écologique et solidaire. Et pour financer ces mesures sociales, il faut une stratégie du choc fiscal qui permette de redistribuer les richesses, et un financement direct des Etats auprès de la banque centrale pour briser le chantage à la dette.

Le nôtre, NOTRE jour d’après, il sera ce que nous en faisons, et il se construit dès maintenant.
C’est la raison pour laquelle des organisations syndicales et des associations se sont réunies pour la pétition « Plus jamais ça, construisons ensemble le jour d’après », et pour rédiger un plan de sortie de crise. Localement le collectif « Jours d’après33 » rassemble 38 organisations et associations Girondines sont prêtes à agir ensemble.

Il nous appartient maintenant d’arrêter d’applaudir, de dénoncer les médailles et les primes, et de construire collectivement les solutions indispensables pour un monde plus solidaire. Nos combats émancipateurs, féministes, sociaux, écologiques et démocratiques ont porté des exigences qui sont devenues incontournables face à la crise planétaire que nous vivons.

Le syndicalisme de lutte et de transformation sociale à toute sa place dans ce projet ! C’est tous et toutes ensemble que nous devons le porter

 

Laurence Laborde, Sophie Delahaye, Alain Reiller

Co-Secrétaires Départementaux

N100