hommage à Ruben TORRES
20 mai 2026
parvis de droits de l’homme, Bordeaux
assassiné dans son pays à la suite d’une OQTF

Mise à jour du 21 mai:


Prise de parole FSU 33
La FSU est présente aujourd’hui pour rendre hommage à Ruben et apporter tout son soutien à sa famille et
ses ami.es.
La FSU 33 est investie dans « le Réseau Éducation Sans Frontière » pour pouvoir agir en soutien aux
élèves et familles sans papiers.
Les Obligations de Quitter le Territoire Français se succèdent : ici c’est une famille dont les enfants sont
scolarisé;es en Gironde depuis plusieurs années (certain.es sont né.es en Gironde !), là c’est une famille
investie dans la vie associative locale, ailleurs, c’est une famille dont un des membres à une situation
médicale qui nécessite des soins importants, partout ce sont des familles avec des parcours de vie
difficiles, qui fuient la misère, parfois la guerre…
Leur point commun ? Ce sont ces familles qui sont visées par des Obligations de Quitter le Territoire
Français…
Leur tort ? Aucun. Juste une situation administrative jugée non conforme aggravée par des choix
politiques qui se radicalisent…
En effet, les mesures gouvernementales contre les droits des étranger.es ne cessent de se durcir et doivent
nous inviter, plus que jamais dans le contexte politique actuel, à nous mobiliser pour défendre des valeurs
fraternelles et humanistes dans tous les secteurs et à tous les niveaux. Nous constatons avec indignation,
depuis la mise en place de la circulaire Retailleau, un acharnement administratif tout particulier sur les
jeunes étranger.es scolarisé.es en Gironde. Les OQTF (Obligations de Quitter le Territoire Français)
pleuvent et continuent de pleuvoir sur des jeunes qui préparent un Bac, un CAP ou un BTS, ou qui sont
déjà en apprentissage. Ces jeunes scolarisé.es sont menacé.es d’être renvoyé.es dans leurs pays, alors
qu’ils et elles sont, depuis de nombreuses années, inséré.es dans leurs établissements, dans leurs villes.
Leurs vies sont ici, leur avenir est ici ! Pour certain.es, compte tenu des raisons qui les ont poussé.es à fuir
et à venir en France, cette menace d’expulsion équivaut à une condamnation à mort.
Ces OQTF sont vécues par les personnels d’éducation comme une véritable rupture de confiance : l’État,
à travers les moyens qu’il donne pour scolariser ces jeunes et grâce à la conscience professionnelle des
personnels qui les encadrent, a « investi » dans des parcours scolaires qui se voient brutalement brisés par
une décision injuste et déloyale de la Préfecture. Cette contradiction, entre deux services publics, le
service public d’Éducation et le service public de la Préfecture, doit nous inquiéter fortement. Les
personnels d’éducation exigent plus de cohérence, plus de justice, plus d’humanité, et une politique en
adéquation avec les valeurs de la République que les programmes de l’Éducation Nationale demandent
d’enseigner.
La FSU33 apporte son soutien à toutes ces personnes, femmes, enfants, jeunes hommes et filles, familles
qui sont dans une situation précaire et que l’État fragilise encore par des décisions administratives dénuées
de toute humanité.
Nous demandons avec la plus grande fermeté, l’arrêt des OQTF touchant les jeunes scolarisé.es et leurs
familles et l’abrogation de toutes les OQTF déjà décidées !
GIRONDE