Le SNUIPN ne s’associe pas aux rassemblements organisés par le syndicat Alliance Police Nationale le 31
janvier et tient à marquer clairement son désaccord avec cette initiative.
Sous couvert de « soutien à la police », ces mobilisations véhiculent une vision dangereuse de notre
métier : une police présentée comme assiégée, opposée à la population et affranchie de tout contrôle
démocratique. Cette logique est à l’opposé des valeurs que nous défendons.
Être un syndicat de police, ce n’est pas flatter les peurs ni instrumentaliser la colère. C’est défendre les
policières et les policiers, leurs conditions de travail, leur sécurité et leur avenir professionnel, sans jamais
remettre en cause l’État de droit.
Les policiers n’ont pas besoin de discours martiaux ni de mises en scène publiques ; ils ont besoin de
moyens, de formation, de temps, de reconnaissance salariale et de la fin de la loi de 2011 sur l’orientation et la programmation pour la performance de la sécurité intérieure.
Pour le SNUIPN, la protection des policières et des policiers passe notamment par un cadre légal clair et
respecté ainsi qu’une formation renforcée, notamment sur l’usage de la force strictement nécessaire et la désescalade.
Opposer policiers et citoyens est une impasse. C’est isoler les agents sur le terrain, les exposer davantage et fragiliser la mission de service public de la police nationale. Une police respectée est une police républicaine, contrôlée, exemplaire, au service de toutes et tous.
Le SNUIPN réaffirme son attachement à une police citoyenne, inscrite dans les valeurs de justice sociale,d’égalité et de libertés publiques.
Nous continuerons à défendre une sécurité fondée sur le droit, la prévention, le lien avec la population et
la protection réelle des personnels, loin des postures et des logiques de confrontation.
Bagnolet, le 29/01/2026
GIRONDE