Retrouvez dans cet article plusieurs documents et informations sur la mobilisation en cours
Prochaine intersyndicale : mercredi 11 mars à 15h00 à la Bourse du travail (Cours Aristide Briand)












Parmi les prises de parole de la FSU celle de la co-scerétaire départementale Catherine DUDES :
Un service public d’éducation national indispensable tenu à bout de bras par des
indispensable, ça passe par :
– défendre une École émancipatrice pour toutes et tous les élèves en s’attaquant aux
inégalités scolaires !
La baisse démographique doit aussi être utilisée comme un moyen dans la lutte contre les
inégalités scolaires et sociales qui minent notre système éducatif. Les chercheurs et
chercheuses l’ont montré, la taille des classes influence particulièrement l’acquisition des
connaissances, notamment pour les élèves défavorisé·es.
La France est un des plus mauvais élèves des pays de l’OCDE sur ce sujet !
Mais ce gouvernement préfère poursuivre les restrictions budgétaires pour l’ensemble des
services publics, les budgets militaires eux augmentent contrairement à ceux de l’éducation, la santé, l’écologie ou la culture.
Pourtant, l’École, comme toutes les structures prenant en charge enfants et adolescent.es
doivent être des lieux d’émancipation et non des terrains d’endoctrinement. Combattre tout
ce qui diffuse une vision du monde où l’armée est présentée comme solution éducative, où
l’obéissance remplace l’esprit critique, où le recours à la guerre est légitimé devient une
nécessité absolue. Il est urgent de comprendre ce qui se joue et d’en tirer les conséquences.
– Reconnaître et revaloriser tous les métiers pour beaucoup très féminisés !
Par exemple, en terme d’égalité homme-femme au travail, nous sommes bien loin du
compte et nous n’avons pas manqué de le rappeler le 8 mars !
La liste est longue : inégalité salariale, pénalités au moment du départ en retraite, précarité qui ne cesse de progresser puisque l’EN est le premier employeur de non- titulaires en France → citons les AESH, métier à 98 % féminin sans statut avec des salaires mensuels inférieur à 1000 euros, punies d’être malade avec les 10 % en moins sur nos salaires quand autour de 80 % des PE sont des femmes sanctionnées avec le prochain décret qui prévoit une réduction des congés de droit pour enfant malade (de 12 jours à 3 jours pour les enfants malades entre 11 à 16 ans + de 12 jours à 6 jours pour les enfants malades entre 0 à 11 ans)
– lutter contre toutes les formes de discriminations à l’École !
Mais comment faire quand le racisme décomplexé progresse sachant que l’École n’est pas en dehors de la société !
De plus, l’Éducation nationale ne met pas en place une lutte antiraciste mais se donne
bonne conscience à partir d’une rhétorique des bonnes intentions. Elle n’admet pas qu’il y
ait un racisme systémique et le cantonne a un fait personnel.
En résumé « Massacre à la tronçonneuse » devient une série récurrente avec pour la
rentrée 2026 Edouard E Geffray comme acteur principal !
Les milliers de suppressions de postes dégraderont encore plus les conditions de travail et
d’apprentissages. On assiste, dans le cadre d’un budget austéritaire assumé et validé à
l’assemblée nationale, à la poursuite du démantèlement de l’École et à la casse de notre
outil de travail tenu à bout de bras par nous les INDISPENSABLES.
Plusieurs milliards d’euros seront aussi amputés aux budgets des collectivités territoriales
avec un impact sur les services publics, les agent.es et les usager.es.
Les atermoiements sur le nombre de postes supprimés montrent la fébrilité du pouvoir
actuel, son incapacité à gérer un service public de première importance, et l’inanité de
penser qu’on peut se satisfaire de cataplasmes pour faire passer un budget, alors que la
logique de faire payer les services publics et ses personnels reste le fil conducteur du
macronisme.
À ce scénario catastrophe, nous devons répondre par des mobilisations, locales et
nationales, unitaires associant les parents d’élèves, les élu·es. La FSU doit prendre ses
responsabilités en tant que première fédération de l’Éducation et organiser la riposte
mettant en débat les modalités d’actions permettant de construire le rapport de force
nécessaire pour faire plier le gouvernement.
A un moment où la menace de l’extrême-droite est particulièrement forte aux élections
municipales, il est impératif de mobiliser notre camp social pour construire des alternatives
économiques, sociales à même de s’opposer au libéralisme autoritaire et à la montée des
fascistes.
Pour conclure, 4018 suppressions d’emplois de professeur·es sont annoncées dans les
1er et 2nd degrés, à la prochaine rentrée, dont 3 256 dans le public.
Ce gouvernement continue la casse de l’École publique !
En Gironde, cela se traduit par :
– dans le 1er degré par 42 postes de professeur.es des écoles supprimés sans oublier les 2postes détournés pour ouvrir les PAS.
– dans le 2nd degré par 28 postes d’enseignement supprimés.
GIRONDE