Retrouvez dans cet article plusieurs documents et informations sur la mobilisation en cours
Le plan d’action dans l’éducation pour dénoncer les conditions de rentrée 2026 !
– 25 mars : Rassemblement intersyndical et FCPE devant la DSDEN (Cours De Luze à
Bordeaux).
– 26 mars : Grève et rassemblement à 13 heures devant la DSDEN suivi d’une AG à l’appel de
l’intersyndicale « éducation » de Gironde.
– 31 mars : Grève dans l’Éducation nationale à l’appel de l’Intersyndicale nationale FSU-CGT
Educ’Action-CFDT Éducation Formation Recherche Publiques-UNSA Éducation-Sud Éducation
avec pour mots d’ordre « Moyens, Salaires, Conditions de travail ».
→ Retrouvez ci-dessous la déclaration intersyndicale nationales « Dans l’Éducation nationale :
moyens, salaires, conditions de travail, amplifions la mobilisation ! Semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril » et le flyer girondin pour appeler aux actions départementales autour des conditions de rentrée
2026.
→ La FSU 33 a invité une intersyndicale « éducation » départementale pour décliner l’appel à la
grève national du mardi 31 lars 2026.
Déclaration de l’intersyndicale (20 mars 2026)
Dans l’Éducation nationale :
moyens, salaires, conditions de travail, amplifions la mobilisation !
PETITION Non aux fermetures de classe et suppression de poste en Gironde à télécharger ICI
Semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril
Depuis plusieurs mois, nos organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche
Publiques, CGT Educ’Action et SUD Éducation dénoncent les choix budgétaires du gouvernement :
suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader
encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue.
Sans surprise, les suppressions d’emplois produisent les effets annoncés et redoutés. Dans le second degré,
où les opérations de préparation de rentrée sont bien avancées, le constat est sans appel : suppressions de
divisions qui entraînent une augmentation des effectifs dans les classes, réduction de l’offre de
formation, complément de service, chantage aux moyens pour maintenir des groupes de niveau…Les
vies scolaires sont particulièrement asphyxiées par le manque de moyens fragilisant toujours plus le
climat scolaire des collèges et lycées. Tout montre que le second degré paye, encore, un lourd tribu aux
choix budgétaires et politiques faits par le ministre et le gouvernement.
Depuis des semaines, les actions se multiplient, souvent en intersyndicale : grève académique ou locale,
rassemblements, action avec les parents d’élèves, opérations collèges morts, vote contre les répartition de
moyens dans les CSA et les CA….D’autres sont prévues. Tout montre donc la détermination à dénoncer des
choix qui vont, à rebours, de la nécessaire amélioration des conditions de travail des personnels et d’étude des
élèves.
Dans le premier degré, les cartes scolaires vont débuter dès la semaine prochaine et elles vont
s’accompagner de l’annonce de milliers de fermetures de classes, avec la contrainte mise sur la création
des PAS, en l’absence de moyens spécifiques. Nous refusons de nouvelles dégradations des conditions de
travail et d’apprentissage dans le primaire. Nos organisations alertent déjà sur les difficultés liées au
remplacement ou à l’école inclusive, que vont amplifier de nouvelles coupes budgétaires. La baisse
démographique doit est une opportunité pour faire baisser de manière significative le nombre d’élèves par
classe.
Nous dénonçons ce budget 2026 synonyme de dégradation des conditions de travail, de poursuite du
déclassement salarial de nos professions et de mise à mal des ambitions émancipatrices du service public
d’Éducation. Nous dénonçons la vision budgétaire et court-termiste du gouvernement : la variable
démographique ne peut être la boussole principale des choix en matière de moyens pour l’Éducation
nationale. Cette fuite en avant, doit cesser. Nous alertons dès maintenant sur la nécessité de préserver
l’Éducation nationale dans le prochain budget.
Dans l’action !
Pour dénoncer et refuser les suppressions d’emplois de la rentrée 2026 et leurs conséquences, exiger un
budget 2027 avec des mesures de créations d’emplois et de revalorisation salariale sans contreparties, la
FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’Action
et SUD Éducation soutiennent les mobilisations en cours et à venir (rassemblements, actions avec les
parents d’élèves, grèves locales etc) et appellent à les amplifier en particulier sur la semaine du 30 mars
au 3 avril.
Au cours de cette semaine de mobilisation, nos organisations appellent en particulier, partout où cette
date ne fait pas obstacle aux actions déjà organisées, à une journée de grève le mardi 31 mars.
Nos organisations continuent le travail en intersyndicale pour exiger des moyens et d’autres choix
budgétaires pour le service public d’Éducation et les personnels.

Mobilisation du 26 mars


Mobilisation du 10 mars












Parmi les prises de parole de la FSU celle de la co-scerétaire départementale Catherine DUDES :
Un service public d’éducation national indispensable tenu à bout de bras par des
indispensable, ça passe par :
– défendre une École émancipatrice pour toutes et tous les élèves en s’attaquant aux
inégalités scolaires !
La baisse démographique doit aussi être utilisée comme un moyen dans la lutte contre les
inégalités scolaires et sociales qui minent notre système éducatif. Les chercheurs et
chercheuses l’ont montré, la taille des classes influence particulièrement l’acquisition des
connaissances, notamment pour les élèves défavorisé·es.
La France est un des plus mauvais élèves des pays de l’OCDE sur ce sujet !
Mais ce gouvernement préfère poursuivre les restrictions budgétaires pour l’ensemble des
services publics, les budgets militaires eux augmentent contrairement à ceux de l’éducation, la santé, l’écologie ou la culture.
Pourtant, l’École, comme toutes les structures prenant en charge enfants et adolescent.es
doivent être des lieux d’émancipation et non des terrains d’endoctrinement. Combattre tout
ce qui diffuse une vision du monde où l’armée est présentée comme solution éducative, où
l’obéissance remplace l’esprit critique, où le recours à la guerre est légitimé devient une
nécessité absolue. Il est urgent de comprendre ce qui se joue et d’en tirer les conséquences.
– Reconnaître et revaloriser tous les métiers pour beaucoup très féminisés !
Par exemple, en terme d’égalité homme-femme au travail, nous sommes bien loin du
compte et nous n’avons pas manqué de le rappeler le 8 mars !
La liste est longue : inégalité salariale, pénalités au moment du départ en retraite, précarité qui ne cesse de progresser puisque l’EN est le premier employeur de non- titulaires en France → citons les AESH, métier à 98 % féminin sans statut avec des salaires mensuels inférieur à 1000 euros, punies d’être malade avec les 10 % en moins sur nos salaires quand autour de 80 % des PE sont des femmes sanctionnées avec le prochain décret qui prévoit une réduction des congés de droit pour enfant malade (de 12 jours à 3 jours pour les enfants malades entre 11 à 16 ans + de 12 jours à 6 jours pour les enfants malades entre 0 à 11 ans)
– lutter contre toutes les formes de discriminations à l’École !
Mais comment faire quand le racisme décomplexé progresse sachant que l’École n’est pas en dehors de la société !
De plus, l’Éducation nationale ne met pas en place une lutte antiraciste mais se donne
bonne conscience à partir d’une rhétorique des bonnes intentions. Elle n’admet pas qu’il y
ait un racisme systémique et le cantonne a un fait personnel.
En résumé « Massacre à la tronçonneuse » devient une série récurrente avec pour la
rentrée 2026 Edouard E Geffray comme acteur principal !
Les milliers de suppressions de postes dégraderont encore plus les conditions de travail et
d’apprentissages. On assiste, dans le cadre d’un budget austéritaire assumé et validé à
l’assemblée nationale, à la poursuite du démantèlement de l’École et à la casse de notre
outil de travail tenu à bout de bras par nous les INDISPENSABLES.
Plusieurs milliards d’euros seront aussi amputés aux budgets des collectivités territoriales
avec un impact sur les services publics, les agent.es et les usager.es.
Les atermoiements sur le nombre de postes supprimés montrent la fébrilité du pouvoir
actuel, son incapacité à gérer un service public de première importance, et l’inanité de
penser qu’on peut se satisfaire de cataplasmes pour faire passer un budget, alors que la
logique de faire payer les services publics et ses personnels reste le fil conducteur du
macronisme.
À ce scénario catastrophe, nous devons répondre par des mobilisations, locales et
nationales, unitaires associant les parents d’élèves, les élu·es. La FSU doit prendre ses
responsabilités en tant que première fédération de l’Éducation et organiser la riposte
mettant en débat les modalités d’actions permettant de construire le rapport de force
nécessaire pour faire plier le gouvernement.
A un moment où la menace de l’extrême-droite est particulièrement forte aux élections
municipales, il est impératif de mobiliser notre camp social pour construire des alternatives
économiques, sociales à même de s’opposer au libéralisme autoritaire et à la montée des
fascistes.
Pour conclure, 4018 suppressions d’emplois de professeur·es sont annoncées dans les
1er et 2nd degrés, à la prochaine rentrée, dont 3 256 dans le public.
Ce gouvernement continue la casse de l’École publique !
En Gironde, cela se traduit par :
– dans le 1er degré par 42 postes de professeur.es des écoles supprimés sans oublier les 2postes détournés pour ouvrir les PAS.
– dans le 2nd degré par 28 postes d’enseignement supprimés.

GIRONDE
