Courrier au ministre et communiqué intersyndical

Courrier intersyndical au ministre SNES-FSU – CGT éduc’action – FNEC-FP-FO –  SUD éducation

Objet : abandon des des procédures disciplinaires contre les professeur-e-s du lycée Desfontaines de Melle (79)
Monsieur le Ministre,
Nous venons de prendre connaissance des dates de conseils de disciplines de nos collègues de Melle (79), mis-e-s en cause pour leur participation à des rassemblements contre la mise en place des E3C, les 12, 13, 14 et 16 octobre. C’est avec stupéfaction que nous avons appris que ce ne sont pas trois, mais quatre collègues qui sont convoqué-e-s à des conseils de discipline : l’acharnement anti-syndical est encore monté d’un cran.
A Poitiers, les personnels de l’Éducation se sont mobilisés à plusieurs reprises, le 10, 11 et 12 mars, le 24 juin puis le 16 juillet, devant le rectorat de Poitiers, pour soutenir les trois collègues et demander l’abandon immédiat des poursuites et des sanctions ; de plus, une large campagne nationale de soutien a porté les faits à la connaissance de l’opinion publique et de tous les personnels.
Nos organisations syndicales nationales seront présentes à Poitiers lors du rassemblement organisé le 12 octobre à 13 heures. Elles appellent les personnels à y participer, à montrer leur solidarité par tous les moyens (prises de positions, motions, rassemblements devant les DSDEN et rectorats à l’occasion des conseils de discipline).
Le droit de revendiquer, de se réunir, de manifester ne sont pas négociables. Dans bon nombre d’académies, des enseignantes et enseignants, des militantes et militants syndicalistes, se sont vus inquiété-e-s et poursuivi-e-s pour fait de grève. La répression doit cesser.
Nos organisations exigent l’abandon immédiat des procédures disciplinaires engagées contre nos camarades de Melle, et exigent l’arrêt total de la répression anti-syndicale et des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer, à Melle comme ailleurs.
Nous vous demandons une audience dans les plus brefs délais.
Veuillez croire, M. Le ministre, dans notre attachement au service public d’éducation
Patrick Désiré, secrétaire général de la CGT éducation
Clément Poullet, secrétaire général de la FNEC-FP-FO
Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU

Jules Siran, co-secrétaire fédéral de SUD éducation


SOLIDARITE avec les 4 de MELLE SNES-FSU, CGT éduc’Action, CNT, FNEC FP FO, SUD éducation

CP intersyndical Melle

 



le blog de Médiapart en soutien des 3 de melle


⚠️⚠️⚠️ URGENT : LES 3 DE MELLE, ET UNE NOUVELLE COLLÈGUE, CONVOQUÉS EN CAPA DISCIPLINAIRE LES 12, 13, 14 ET 16 OCTOBRE ⚠️⚠️⚠️

📌 APPEL À LA GRÈVE NATIONAL LUNDI 12 OCTOBRE ET RASSEMBLEMENT AVEC MONTÉE À POITIERS À 13 H
📌 4 COLLÈGUES DE MELLE CONVOQUÉS EN CAPA DISCIPLINAIRE : NE LAISSONS PAS FAIRE !

Communiqué du comité de soutien aux 3 de Melle

RÉPRESSION CONTRE LES ENSEIGNANTS DU LYCÉE DESFONTAINE DE MELLE : LE RECTORAT DE POITIERS PERSISTE ET SIGNE, NOUS AUSSI !

Sidération au lycée de Melle : voici que la répression du rectorat de Poitiers s’abat sur une quatrième enseignante de l’établissement ! Le 15 juillet, le rectorat de Poitiers avait annoncé aux « 3 de Melle » un conseil de discipline dès la rentrée. Il aura fallu attendre le 15 septembre pour qu’ils reçoivent leurs convocations. Et ce sont finalement quatre CAPA disciplinaires qui se dérouleront les 12, 13, 14 et 16 octobre, pour Sylvie, Cécile et Aladin, qui sont suspendus depuis plus de 6 mois, et Sandrine, qui ne savait pas jusqu’à présent qu’elle était elle aussi dans le viseur de la rectrice.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le rectorat de Poitiers ne ménage pas ses efforts dans son acharnement répressif. Nous ne ménagerons pas les nôtres dans le soutien et la défense de ces quatre enseignants. Le 3 février, ils se sont mobilisés contre le bac Blanquer, aux côtés de leurs collègues, d’élèves et de parents. En ce jour de passation des E3C, épreuves communes de contrôle continu, comme nombre d’enseignants sur tout le territoire, ils ont fait grève, ils se sont rassemblés devant leur établissement, ils ont manifesté leur refus de ces épreuves inégalitaires et si mal préparées. Ils ne se sont pas tus. En s’attaquant à ces quatre enseignants, c’est à l’ensemble du monde de l’éducation que s’attaque le rectorat de Poitiers. En voulant les faire taire, c’est toute la profession que le Ministère cherche à bâillonner.

Au moment où les rectorats tentent de nouveau de faire passer en force ces épreuves si décriées dans les lycées où elles n’avaient pu se tenir, nous appelons à soutenir les collègues réprimés pour faits de grève. Montrons à Jean-Michel Blanquer que nous ne nous laissons pas intimider : soyons tous en grève le 12 octobre, date du premier conseil de discipline. Montrons à Mme Bénédicte Robert, rectrice de l’académie de Poitiers, que nous ne la laisserons pas sanctionner nos collègues en catimini : le 12 octobre rendons-nous massivement à Poitiers. Montrons à nos collègues que nous ne les laisserons pas seuls face à l’institution : soyons présents à leurs côtés pendant cette semaine décisive.

Le comité de soutien aux 3 de Melle appelle à une journée nationale de grève le lundi 12 octobre, à une montée à Poitiers ce même jour avec rassemblement devant le rectorat à 13h. Nous appelons aussi tous ceux qui le peuvent à être présents aux côtés de nos collègues les 13,14 et 16 octobre. Des préavis de grève nationaux couvriront l’ensemble des personnels du 1er et du 2nd degré sur cette semaine.

Lien vers la caisse de solidarité : https://www.lepotcommun.fr/pot/n9i5n24r



Signer la pétition ici contre la répression des 9 de Bordeaux:  http://chng.it/YPhyYhkp

Pétition contre la répression des mouvements  sociaux et des luttes syndicales, dans l’Éducation Nationale comme dans tous les secteurs.

Dans un contexte de forte mobilisation depuis le mois de décembre contre la réforme des retraites qui s’est prolongée dans les lycées par la mobilisation contre les premières épreuves du Bac Blanquer, la rectrice a choisi de stigmatiser 9 de nos collègues de lycées de l’académie de Bordeaux leur adressant, la veille des congés d’hiver, des courriers les menaçant de poursuites disciplinaires.

Nous n’acceptons pas cette mesure d’intimidation qui est une tentative d’isolement de quelques collègues, parmi toutes celles et ceux qui ont manifesté leur opposition à ces réformes, dans le but d’éteindre toute contestation des réformes en cours.

Nous sommes totalement solidaires de nos 9 collègues qui sont inquiétés pour avoir défendu leurs convictions légitimes dans le cadre d’un mouvement de grève.

Nous exigeons l’abandon immédiat de toute mesure de répression à leur égard, à commencer par le retrait des courriers qui leur ont été adressés.


SOUTIEN du SNES-FSU à OLIVIER SILLAM

La FSU a appris avec indignation et consternation l’arrestation violente d’Olivier Sillam par les forces de l’ordre le 9 mai à Nice lors de la journée de mobilisation contre le projet de loi de la Fonction publique.

Elle a apporté son soutien à Olivier Sillam dans cette épreuve et a suivi avec la plus grande vigilance, avec toutes et tous les militant-es mobilisé-es à Nice, sa garde à vue de 24 heures. Elle se félicite qu’il ait été libéré.

Elle condamne les violences qu’il a subies lors de son interpellation, brutalité qui a donné lieu à 10 jours d’ITT. La FSU assure son soutien à ce militant et participera à sa défense.

Olivier Sillam est un militant de la FSU investi au niveau national et reconnu dans son département des Alpes Maritimes dans pour son engagement syndical, notamment sur les questions de droits et de libertés, et auprès des migrant-es.

La FSU exige l’arrêt des poursuites à son encontre.

Les Lilas, 11 mai 2019


Répression contre Anthony SMITH, inspecteur du travail faisant son travail: la victoire de la mobilisation!

10 sept 20 MEDIAPART/Sanction contre Anthony Smith: la ministre recule et déclenche une démission

Devant la forte mobilisation, la ministre du travail a allégé la sanction contre l’inspecteur du travail Anthony Smith, qui avait été désavoué par sa direction en pleine crise du Covid-19, pour avoir refusé de retirer une procédure judiciaire contre un employeur. S’estimant désavoué, le directeur général du travail, responsable hiérarchique de l’inspection du travail, a démissionné.

Le 9 septembre, mobilisons-nous pour l’inspection du travail, son indépendance  et l’annulation de la sanction prononcée  à l’encontre d’Anthony Smith, inspecteur du travail

 


CP des organisations syndicales, FSU33, CGTéduc’action33, SUD éducation Aquitaine, FNEC FP FO33

Le 12 mars 2020, Bordeaux

Neuf de nos collègues, dont des représentants élus du personnel, ont reçu le 21 février au soir, veille des vacances, des lettres les informant qu’ils étaient susceptibles d’être sanctionnés, suite à leur action lors des grèves et des mobilisations sur la réforme des retraites et contre la réforme du Baccalauréat et sa première épreuve des E3C.

Mme la Rectrice n’est pas sans savoir que la profession est fortement mobilisée depuis décembre sur ces questions. Aujourd’hui, la volonté du gouvernement et du ministère de l’EN est de limiter les possibilités d’intervention des organisations syndicales en mettant fin, par exemple, au paritarisme ; le gouvernement vient d’imposer à la représentation nationale et au pays, par le 49.3, un passage en force de sa réforme des retraites. Dans ce contexte, ces menaces sont vécues comme une violence supplémentaire qui est inacceptable.

Il est insupportable que l’Éducation Nationale réponde à nos revendications par la menace de sanctionner, pour l’exemple, quelques collègues. Ces courriers doivent être retirés.

En attaquant ces 9 collègues, Mme la Rectrice nous attaque tous et toutes dans nos droits.

Les organisations syndicales FSU33, CGTéduc’action33, SUD éducation Aquitaine, FNEC FP FO33 ne l’accepteront pas.

Elles appellent d’ores et déjà à voter et faire voter toutes les pétitions exigeant l’arrêt immédiat de toute mesure de répression.

 

20 03 12 Communiqué de presse IS repression EN mars 2020

 


Lettre ouverte des «3 de Melle» :

Éducation: aucune sanction pour s’être mobilisé!

Malgré le constat de notre propre impuissance, nous refusons de servir d’exemples ou pire encore, de diversion. Des faits graves se sont déroulés au lycée Joseph Desfontaines ; ils ne peuvent être passés sous silence plus longtemps. Si votre enquête a bel et bien pour vocation de restaurer l’image de l’Institution et celle du lycée de Melle, comme il nous a été déclaré, nous vous demandons d’user de tous les moyens à votre disposition pour mettre fin à toutes les souffrances causées ; celles de tous : élèves, agents, professeurs, ainsi que de toutes les familles.


Aucune sanction dans l’éducation pour s’être mobilisé, à Melle… comme ailleurs !

Le vendredi 15 mai 2020, trois enseignant·e·s du lycée Desfontaines de Melle (Deux-Sèvres) ont été auditionné·e·s dans l’enceinte de leur lycée, où se déroule entre le jeudi 14 mai et le vendredi 29 mai une enquête administrative. Cette enquête fait suite à leur suspension de quatre mois à titre conservatoire, notifiée les 10, 11 et 12 mars par le rectorat de Poitiers. Une sanction qui ne disait pas son nom. Le seul tort de nos 3 collègues de Melle ? S’être mobilisé·e·s comme nous contre les réformes et le Bac Blanquer.

Aujourd’hui, le rectorat se dépêche de réprimer à huis-clos, tant que les lycées sont encore fermés. Il y a urgence à soutenir nos collègues, en particulier d’ici la fin de l’enquête administrative le 29 mai !

La défense des 3 de Melle est cruciale pour l’avenir des luttes dans l’Éducation. Nous exigeons l’abandon de l’enquête administrative et de toute procédure disciplinaire, la levée de leur suspension, et qu’aucune sanction – même déguisée – ne leur soit infligée. Nous revendiquons l’abandon de toute procédure disciplinaire contre tous les personnels de l’Éducation mobilisés contre les réformes et le Bac Blanquer, comme à Clermont-Ferrand, Bordeaux, Montauban, Carcassonne, Cahors, Rodez, Strasbourg, Montbrison, etc.

La vidéo : TRÈS LARGE SOUTIEN AUX 3 DE MELLE ! Avec MONSIEUR LE PROF, Éric COQUEREL, Olivier BESANCENOT, Nathalie ARTHAUD, Benjamin AMAR, Mathilde LARRÈRE, Véronique DECKER, Laurence DE COCK, Mickaël

 

 

 


Signer la pétition ici

 

 

 


 

le KIT de SOUTIEN ici !

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