APRÈS MELLE,

À BORDEAUX, DES PROFS POURSUIVIS POUR S’ÊTRE MOBILISÉS CONTRE LE BAC BLANQUER…

contre la répression des 3 de Mauriac de Bordeaux

rassemblement devant le Rectorat vendredi 27 novembre 2020

9h devant le Rectorat

Evenement FaceBook ICI

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manifestation déclaré et accepté par le rectorat

attestation de déplacement dérogatoire en fon d’article

communiqué de presse du SNES-FSU

CP Mauriac

appel SUD Education 33, CGT éduc’action aquitaine, FENC FP FO 33

Appel repression Mauriac _ def

attestation-deplacement-derogatoire-MANIF

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LA RECTRICE DE BORDEAUX OUVRE LE 17/11 UNE PROCÉDURE DISCIPLINAIRE À L’ENCONTRE DE 3 COLLÈGUES MOBILISÉS DU LYCÉE MAURIAC DE BORDEAUX POUR DES FAITS DE GRÈVE REMONTANT… AU 20 JANVIER DERNIER !
Les collègues du lycée Mauriac ont été informés ce vendredi 20 novembre 2020, en fin d’après midi, du changement d’équipe de direction suite à un audit de l’établissement par linspection générale.
En même temps trois collègues sont convoqués ce lundi 23 novembre 2020 au rectorat pour consulter leur dossier, collègues menacé d’une sanction de grade 1 (avertissement ou blâme) ou un passage en CAPA disiplinaire, d’après le courrier reçu.

La répression est devenu le seul language social du Ministre BLANQUER, à moins d’appartenir au syndicat Avenir lycéen…

NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE.

ABANDON IMMÉDIAT DES POURSUITES DISCIPLINAIRES ET AUCUNE SANCTION POUR LES 3 DE BORDEAUX !
la FSU 33 et ses Syndicats de l’Education sont bien entendu solidaires de ces collègues !
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Le Comité de soutien aux 3 de Bordeaux appelle à 

– adopter des motions de soutien. Un modèle adaptable à cette adresse :

https://frama.link/motion-type-mauriac-bordeaux

– participer à la caisse de solidarité :

https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/soutien-aux-3-de-bordeaux

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 attestation de déplacement dérogatoire pour les manifestations:
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La mobilisation continue pour faire annuler les sanctions contre les 4 de Melle : pas de sanction dans l’Éducation, à Melle comme ailleurs !

Lundi 2 novembre 2020, Blanquer célèbre la « liberté d’expression » ; mercredi 3 novembre, il sanctionne lourdement nos collègues pour leur mobilisation.

De lourdes sanctions viennent de tomber le 5 novembre 2020 pour nos 4 collègues de Melle, malgré la très forte mobilisation lors de leurs conseils de discipline la semaine du 12 octobre. Certaines des sanctions outrepassent le vote des CAPA disciplinaires, par un passage en force indigne et une de nos 4 collègues, Sylvie, se retrouvent même déplacée d’office !

Les 4 de Melle n’en resteront pas là et useront de tous les recours qui leur sont offerts pour dénoncer ces méthodes et faire annuler ces sanctions. Et nous les soutiendrons dans toutes les démarches entreprises !

Vous pouvez dès à présent leur apporter un soutien financier en participant à la caisse de solidarité :

https://www.lepotcommun.fr/pot/n9i5n24r

Publication Facebook à partager largement :

https://www.facebook.com/559673084219125/posts/1561387007381056/

Publication Facebook à retweeter largement :
https://twitter.com/reformee3c/status/1324118530065944577?s=19


#SoisProfEtTaisToi  #SoutienAux4deMelle


Communiqué de soutien aux « 4 de Melle » du 14/11

Collectif Elie Faure Lormont

“FACE AUX SANCTIONS SCANDALEUSES DU RECTORAT DE POITIERS, LES « 4 DE MELLE » SONT PRÊTS À EN DÉCOUDRE”

https://www.facebook.com/collectifeliefaure.lormont.5/posts/436669824394933

Ce dont Sylvie se souviendra en ces jours d’annonce des sanctions pour les « 4 de Melle », ce sont des larmes de sa fille. Déplacée d’office, elle perd son poste fixe au lycée Desfontaines de Melle, où elle enseignait depuis 2015, pour se retrouver titulaire sur zone de remplacement (TZR) sur le département des Deux-Sèvres. Rattachée au lycée Maurice Genevoix de Bressuire, elle était appelée par le proviseur dès le lundi 9 novembre, alors que l’arrêté d’affectation avait été envoyé sur son mail académique le vendredi 6 à 17h30, pour une prise de fonction sur un temps plein jusqu’au 20 décembre. Nul n’a bien évidemment tenu compte des conséquences de cette décision sur sa vie familiale : comment envisager d’être à Bressuire à 8h lorsque la garderie ouvre à 7h30 et que le lycée est à une heure vingt de route du domicile ? comment envisager de reprendre le chemin des cours comme si de rien n’était après huit mois de suspension, huit mois d’attente, huit mois de tension, huit mois de bataille pour se faire entendre ?

Pour Aladin, TZR en philosophie, le rectorat de Poitiers ne s’est pas contenté, avec un abaissement d’échelon en début de carrière, d’une sanction financière conséquente se chiffrant en plusieurs dizaines de milliers d’euros, il a aussi sanctionné de manière insidieuse en l’affectant sur des remplacements dans deux départements différents, les Deux-Sèvres (79) et la Vienne (86), sur deux établissements à plus d’une heure de route de chez lui. Comment comprendre une affectation à l’année si inconséquente, 5h dans un lycée, 4h dans un autre, et 9h sur zone de remplacement, si ce n’est par la volonté de sanctionner encore et encore, en rendant par exemple le plus difficile possible sa présence et son intégration dans une salle des professeurs ?

Si Cécile pourra retrouver ses élèves et ses collègues du lycée Desfontaines, elle devra attendre encore 15 jours, exclue de ses fonctions et sans traitement : une belle façon de la remercier, à deux ans de son départ à la retraite, des 29 ans passées au lycée Desfontaines en tant qu’enseignante mais aussi en tant qu’élève.
Quant à Sandrine, qui n’avait pas été suspendue, elle aura dû subir les angoisses d’un conseil de discipline de plus de 7 heures, sans savoir si elle retrouverait ses élèves puisque le rapport de l’enquête administrative demandait à minima le déplacement d’office des 4 enseignants. C’est par un blâme qu’elle se voit ici récompensée de ses onze années d’engagement comme élue du CA !

Leurs collègues du lycée Desfontaines ont immédiatement réagi par une motion en Conseil d’administration le jeudi 5 novembre, lendemain de la réception des décisions de la rectrice, demandant l’annulation des sanctions.
Ces sanctions ignominieuses, prises contre l’avis des CAPA disciplinaires lors desquelles la rectrice n’a jamais obtenu la majorité et a même été désavouée, ne poursuivent qu’un objectif : faire taire la mobilisation enseignante. Les « 4 de Melle » n’ont pourtant pas l’intention de baisser la tête.

Les organisations syndicales nationales ont déjà interpellé à plusieurs reprises le ministre sur cet acharnement répressif : ainsi un courrier intersyndical du 9 novembre, adressé à Blanquer et signé par les secrétaires généraux de la FSU, de la CGT Educ’action, de la FNEP-FP-FO et de Sud Education, exige « le retrait immédiat des sanctions disciplinaires prises à l’encontre de nos camarades de Melle ».

A leur tour, les « 4 de Melle » vont se tourner vers le ministre par le biais d’un recours hiérarchique : il est temps que Blanquer se positionne dans cette affaire. S’il s’y refuse, ce sera au tribunal administratif de trancher. D’autres procédures sont en cours : une bataille s’engage pour que soient modifiées les affectations effarantes d’Aladin et de Sylvie ; un recours a été déposé au tribunal administratif sur la décision de prolongation de suspension qui avait été décidée le 18 juin ; 5 enseignants du lycée Desfontaines, dont les « 4 de Melle », ont aussi saisi l’article 40 du code de procédure pénale pour dénoncer la mise en danger des élèves par les agissements de leur hiérarchie le 3 février lors de la passation des épreuves d’E3C (étage barricadé, portes coupe-feu sanglées, alarmes incendie désactivées). Ces actes, l’administration s’en est désolidarisée lors des CAPA disciplinaires, affirmant qu’elle n’en était pas informée malgré la présence au sein du lycée d’IA-IPR et de personnels des équipes mobiles de sécurité ! Enfin, une plainte pour harcèlement institutionnel est en cours de constitution ; une institution ne peut ainsi maltraiter ses personnels et s’en prendre au droit de grève en toute impunité ! Si l’affaire des 4 de Melle a vocation à faire office de précédent, ce sera pour sa victoire contre les violences managériales et les atteintes aux droits syndicaux !

Ne laissons pas les « 4 de Melle » seuls dans cette bataille. Témoignons-leur notre soutien en envoyant au ministère par la voie hiérarchique un courrier individuel ou collectif demandant le retrait immédiat des sanctions pour nos 4 collègues. Transférez aussi ce courrier au comité de soutien à l’adresse : soutienaux3demelle@gmail.com. Enfin, accompagnons-les financièrement dans leurs démarches juridiques en participant à la caisse de solidarité :

Le comité de soutien aux 4 de Melle


Communiqué du comité de soutien aux 4 de Melle du 4/11 : Loin d’être « choyés », les 4 de Melle sont lourdement sanctionnés :

CP sanctions Melle 3 novembre

12 octobre,

CONTRE LA REPRESSION DE NOS COLLEGUES,

1000 soutiens à POITIERS !

l’humanité/ Éducation. Semaine décisive pour les « 4 de Melle »

OUEST FRANCE/ Deux-Sèvres. Important soutien aux quatre enseignants suspendus du lycée de Melle

FRANCE 3/ Poitiers. Près de 500 personnes se mobilisent pour soutenir quatre professeurs du Lycée Desfonfaines de Melle

FRANCE 3 NA/Poitiers. Près de 500 personnes se mobilisent pour soutenir quatre professeurs du Lycée Desfonfaines de Melle

LE DAUPHINE/Grenoble : des profs manifestent devant le rectorat pour soutenir leurs collègues des Deux-Sèvres

TELEGRAMME/ À Vannes, le personnel du lycée Jean-Guéhenno solidaire

FRANCE BLEU/ Les 4 enseignants de Melle “représentent la difficulté de contester des projets néfastes” pour Philippe Poutou


Communiqué de presse FSU Nouvelle Aquitaine, CGT Educ’Action Aquitaine, FNEC FP FO, SUD éducation Aquitaine

Le Rectorat de Poitiers sanctionne, avec acharnement, sans conseil de discipline, 3 collègues de Melle en les suspendant plus de 6 mois pour avoir simplement participé à des manifestations contre les réformes des retraites et du bac. Il n’y a aucun élément à charge. RIEN ! Les collègues sont sanctionnés pour l’exemple ! Simplement pris au hasard parce qu’ils exprimaient des revendications pour la défense de leur métier ! Une 4ième collègue de Melle vient d’être convoquée aux prochaines CAPA disciplinaires des 12, 13, 14 et 16 octobre prochains, dans les mêmes conditions.

Le Rectorat de Bordeaux a adressé des courriers de menaces de sanction contre 9 collègues de Gironde pour avoir participé à des rassemblements devant des lycées lors de manifestations intersyndicales et interprofessionnelles contre ces mêmes réformes. Un collègue a été sanctionné sans conseil de discipline et sans dossier à charge en interrompant sa progression de carrière, avec le même acharnement arbitraire que le Rectorat de Poitiers !

Le Rectorat de Clermont-Ferrand a muté d’office, suite à un harcèlement managérial, une collègue pour avoir été porte-parole de collègues dénonçant le suicide d’un enseignant.

Le Rectorat de Lyon a menacé de sanction une enseignante pour avoir simplement posé une banderole sur son balcon, critiquant les politiques sanitaires et le Pdt Macron. Le Rectorat de Toulouse a menacé une quinzaine de collègues pour avoir pénétré dans leur établissement lors des épreuves des E3C. Le Rectorat de Nice voulait engager des sanctions contre des collègues refusant d’organiser les E3C. D’autres Rectorats ont eu les mêmes actions, sans suite pour l’instant, mais les pressions restent.

Un collègue de Nice a été condamné à 6 mois de prison suite à sa participation à une manifestation.

De nombreux collègues du premier et du second degrés subissent sans cesse des pressions managériales dans la cadre de l’exercice du métier et comme représentant.es des personnels par exemple.

Aujourd’hui c’est eux, demain, ça sera VOUS, ça sera NOUS !

Nos supérieurs hiérarchiques reprochent tout simplement à nos collègues d’avoir participé à des manifestations remettant en cause les politiques de Blanquer et Macron qui instaurent, par la loi dite de « modernisation de la fonction publique », la suppression des commissions paritaires et des droits associés, et veulent faire exister un « devoir de réserve », qui n’apparaît nulle part dans le statut des fonctionnaires, par l’article 1 de la loi dite « école de la confiance », en créant un « devoir d’exemplarité ».

Quelle REGRESSION inacceptable ! Les fonctionnaires ne sont pas des moutons !

Tout travailleur.se a le droit et le devoir de s’exprimer !

Nous devons défendre nos libertés individuelles et collectives.

NON à la criminalisation de l’action syndicale et du mouvement social !

Face à l’arbitraire qui peut s’abattre sur chacun de nous, les organisations syndicales exigent l’abandon immédiat :

  • des mesures et procédures disciplinaires contre nos camarades de Melle Bordeaux, Nice, Clermont-Ferrand ;
  • des menaces de sanctions  contre des collègues de Bordeaux Lyon et Toulouse ;
  • l’arrêt total de la répression contre toutes les personnes ayant participé aux actions du mouvement social et syndical partout ailleurs.

Ce gouvernement qui veut passer aujourd’hui toutes ses réformes en force, utilise la répression contre le mouvement social qui s’y oppose. Pourtant, les réformes de régression sociale qui dégradent nos conditions de travail et de vie, et les conséquences désastreuses de la réforme du bac pour les élèves et les familles, conjuguée à ParcourSup, se mesurent déjà et vont fortement pénaliser les plus fragiles en instaurant une sélection sociale plus active.

A l’occasion des CAPA disciplinaires engagées contre les 4 de Melle, nos organisations syndicales appellent àvenir manifester nombreuses et nombreux, en étant en grève, le 12 octobre devant le Rectorat de Poitiers à 13 heures

Le transport de Bordeaux à Poitiers s’organise (bus, covoit…), renseigne-toi auprès des syndicats.

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Télécharger le tract :

20 10 12 CP repression


Courrier au ministre et communiqué intersyndical

Courrier intersyndical au ministre SNES-FSU – CGT éduc’action – FNEC-FP-FO –  SUD éducation

Objet : abandon des des procédures disciplinaires contre les professeur-e-s du lycée Desfontaines de Melle (79)
Monsieur le Ministre,
Nous venons de prendre connaissance des dates de conseils de disciplines de nos collègues de Melle (79), mis-e-s en cause pour leur participation à des rassemblements contre la mise en place des E3C, les 12, 13, 14 et 16 octobre. C’est avec stupéfaction que nous avons appris que ce ne sont pas trois, mais quatre collègues qui sont convoqué-e-s à des conseils de discipline : l’acharnement anti-syndical est encore monté d’un cran.
A Poitiers, les personnels de l’Éducation se sont mobilisés à plusieurs reprises, le 10, 11 et 12 mars, le 24 juin puis le 16 juillet, devant le rectorat de Poitiers, pour soutenir les trois collègues et demander l’abandon immédiat des poursuites et des sanctions ; de plus, une large campagne nationale de soutien a porté les faits à la connaissance de l’opinion publique et de tous les personnels.
Nos organisations syndicales nationales seront présentes à Poitiers lors du rassemblement organisé le 12 octobre à 13 heures. Elles appellent les personnels à y participer, à montrer leur solidarité par tous les moyens (prises de positions, motions, rassemblements devant les DSDEN et rectorats à l’occasion des conseils de discipline).
Le droit de revendiquer, de se réunir, de manifester ne sont pas négociables. Dans bon nombre d’académies, des enseignantes et enseignants, des militantes et militants syndicalistes, se sont vus inquiété-e-s et poursuivi-e-s pour fait de grève. La répression doit cesser.
Nos organisations exigent l’abandon immédiat des procédures disciplinaires engagées contre nos camarades de Melle, et exigent l’arrêt total de la répression anti-syndicale et des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer, à Melle comme ailleurs.
Nous vous demandons une audience dans les plus brefs délais.
Veuillez croire, M. Le ministre, dans notre attachement au service public d’éducation
Patrick Désiré, secrétaire général de la CGT éducation
Clément Poullet, secrétaire général de la FNEC-FP-FO
Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU

Jules Siran, co-secrétaire fédéral de SUD éducation


nov Le MONDE DIPLOMATIQUE/ Devoir de réserve, un effet d’intimidation

À la mi-octobre, quatre enseignants des Deux-Sèvres passaient devant le conseil de discipline du rectorat de Poitiers. Leur faute ? En participant à des rassemblements contre la réforme du baccalauréat, ils auraient trahi le « devoir de réserve » qui s’imposerait aux salariés du service public. Souvent invoquée, cette notion aux contours flous favorise une forme d’autocensure des fonctionnaires.


SOLIDARITE avec les 4 de MELLE SNES-FSU, CGT éduc’Action, CNT, FNEC FP FO, SUD éducation

CP intersyndical Melle

 



le blog de Médiapart en soutien des 3 de melle


⚠️⚠️⚠️ URGENT : LES 3 DE MELLE, ET UNE NOUVELLE COLLÈGUE, CONVOQUÉS EN CAPA DISCIPLINAIRE LES 12, 13, 14 ET 16 OCTOBRE ⚠️⚠️⚠️

📌 APPEL À LA GRÈVE NATIONAL LUNDI 12 OCTOBRE ET RASSEMBLEMENT AVEC MONTÉE À POITIERS À 13 H
📌 4 COLLÈGUES DE MELLE CONVOQUÉS EN CAPA DISCIPLINAIRE : NE LAISSONS PAS FAIRE !

Communiqué du comité de soutien aux 3 de Melle

RÉPRESSION CONTRE LES ENSEIGNANTS DU LYCÉE DESFONTAINE DE MELLE : LE RECTORAT DE POITIERS PERSISTE ET SIGNE, NOUS AUSSI !

Sidération au lycée de Melle : voici que la répression du rectorat de Poitiers s’abat sur une quatrième enseignante de l’établissement ! Le 15 juillet, le rectorat de Poitiers avait annoncé aux « 3 de Melle » un conseil de discipline dès la rentrée. Il aura fallu attendre le 15 septembre pour qu’ils reçoivent leurs convocations. Et ce sont finalement quatre CAPA disciplinaires qui se dérouleront les 12, 13, 14 et 16 octobre, pour Sylvie, Cécile et Aladin, qui sont suspendus depuis plus de 6 mois, et Sandrine, qui ne savait pas jusqu’à présent qu’elle était elle aussi dans le viseur de la rectrice.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le rectorat de Poitiers ne ménage pas ses efforts dans son acharnement répressif. Nous ne ménagerons pas les nôtres dans le soutien et la défense de ces quatre enseignants. Le 3 février, ils se sont mobilisés contre le bac Blanquer, aux côtés de leurs collègues, d’élèves et de parents. En ce jour de passation des E3C, épreuves communes de contrôle continu, comme nombre d’enseignants sur tout le territoire, ils ont fait grève, ils se sont rassemblés devant leur établissement, ils ont manifesté leur refus de ces épreuves inégalitaires et si mal préparées. Ils ne se sont pas tus. En s’attaquant à ces quatre enseignants, c’est à l’ensemble du monde de l’éducation que s’attaque le rectorat de Poitiers. En voulant les faire taire, c’est toute la profession que le Ministère cherche à bâillonner.

Au moment où les rectorats tentent de nouveau de faire passer en force ces épreuves si décriées dans les lycées où elles n’avaient pu se tenir, nous appelons à soutenir les collègues réprimés pour faits de grève. Montrons à Jean-Michel Blanquer que nous ne nous laissons pas intimider : soyons tous en grève le 12 octobre, date du premier conseil de discipline. Montrons à Mme Bénédicte Robert, rectrice de l’académie de Poitiers, que nous ne la laisserons pas sanctionner nos collègues en catimini : le 12 octobre rendons-nous massivement à Poitiers. Montrons à nos collègues que nous ne les laisserons pas seuls face à l’institution : soyons présents à leurs côtés pendant cette semaine décisive.

Le comité de soutien aux 3 de Melle appelle à une journée nationale de grève le lundi 12 octobre, à une montée à Poitiers ce même jour avec rassemblement devant le rectorat à 13h. Nous appelons aussi tous ceux qui le peuvent à être présents aux côtés de nos collègues les 13,14 et 16 octobre. Des préavis de grève nationaux couvriront l’ensemble des personnels du 1er et du 2nd degré sur cette semaine.

Lien vers la caisse de solidarité : https://www.lepotcommun.fr/pot/n9i5n24r



Signer la pétition ici contre la répression des 9 de Bordeaux:  http://chng.it/YPhyYhkp

Pétition contre la répression des mouvements  sociaux et des luttes syndicales, dans l’Éducation Nationale comme dans tous les secteurs.

Dans un contexte de forte mobilisation depuis le mois de décembre contre la réforme des retraites qui s’est prolongée dans les lycées par la mobilisation contre les premières épreuves du Bac Blanquer, la rectrice a choisi de stigmatiser 9 de nos collègues de lycées de l’académie de Bordeaux leur adressant, la veille des congés d’hiver, des courriers les menaçant de poursuites disciplinaires.

Nous n’acceptons pas cette mesure d’intimidation qui est une tentative d’isolement de quelques collègues, parmi toutes celles et ceux qui ont manifesté leur opposition à ces réformes, dans le but d’éteindre toute contestation des réformes en cours.

Nous sommes totalement solidaires de nos 9 collègues qui sont inquiétés pour avoir défendu leurs convictions légitimes dans le cadre d’un mouvement de grève.

Nous exigeons l’abandon immédiat de toute mesure de répression à leur égard, à commencer par le retrait des courriers qui leur ont été adressés.


SOUTIEN du SNES-FSU à OLIVIER SILLAM

La FSU a appris avec indignation et consternation l’arrestation violente d’Olivier Sillam par les forces de l’ordre le 9 mai à Nice lors de la journée de mobilisation contre le projet de loi de la Fonction publique.

Elle a apporté son soutien à Olivier Sillam dans cette épreuve et a suivi avec la plus grande vigilance, avec toutes et tous les militant-es mobilisé-es à Nice, sa garde à vue de 24 heures. Elle se félicite qu’il ait été libéré.

Elle condamne les violences qu’il a subies lors de son interpellation, brutalité qui a donné lieu à 10 jours d’ITT. La FSU assure son soutien à ce militant et participera à sa défense.

Olivier Sillam est un militant de la FSU investi au niveau national et reconnu dans son département des Alpes Maritimes dans pour son engagement syndical, notamment sur les questions de droits et de libertés, et auprès des migrant-es.

La FSU exige l’arrêt des poursuites à son encontre.

Les Lilas, 11 mai 2019


Répression contre Anthony SMITH, inspecteur du travail faisant son travail: la victoire de la mobilisation!

10 sept 20 MEDIAPART/Sanction contre Anthony Smith: la ministre recule et déclenche une démission

Devant la forte mobilisation, la ministre du travail a allégé la sanction contre l’inspecteur du travail Anthony Smith, qui avait été désavoué par sa direction en pleine crise du Covid-19, pour avoir refusé de retirer une procédure judiciaire contre un employeur. S’estimant désavoué, le directeur général du travail, responsable hiérarchique de l’inspection du travail, a démissionné.

Le 9 septembre, mobilisons-nous pour l’inspection du travail, son indépendance  et l’annulation de la sanction prononcée  à l’encontre d’Anthony Smith, inspecteur du travail

 


CP des organisations syndicales, FSU33, CGTéduc’action33, SUD éducation Aquitaine, FNEC FP FO33

Le 12 mars 2020, Bordeaux

Neuf de nos collègues, dont des représentants élus du personnel, ont reçu le 21 février au soir, veille des vacances, des lettres les informant qu’ils étaient susceptibles d’être sanctionnés, suite à leur action lors des grèves et des mobilisations sur la réforme des retraites et contre la réforme du Baccalauréat et sa première épreuve des E3C.

Mme la Rectrice n’est pas sans savoir que la profession est fortement mobilisée depuis décembre sur ces questions. Aujourd’hui, la volonté du gouvernement et du ministère de l’EN est de limiter les possibilités d’intervention des organisations syndicales en mettant fin, par exemple, au paritarisme ; le gouvernement vient d’imposer à la représentation nationale et au pays, par le 49.3, un passage en force de sa réforme des retraites. Dans ce contexte, ces menaces sont vécues comme une violence supplémentaire qui est inacceptable.

Il est insupportable que l’Éducation Nationale réponde à nos revendications par la menace de sanctionner, pour l’exemple, quelques collègues. Ces courriers doivent être retirés.

En attaquant ces 9 collègues, Mme la Rectrice nous attaque tous et toutes dans nos droits.

Les organisations syndicales FSU33, CGTéduc’action33, SUD éducation Aquitaine, FNEC FP FO33 ne l’accepteront pas.

Elles appellent d’ores et déjà à voter et faire voter toutes les pétitions exigeant l’arrêt immédiat de toute mesure de répression.

 

20 03 12 Communiqué de presse IS repression EN mars 2020

 


Lettre ouverte des «3 de Melle» :

Éducation: aucune sanction pour s’être mobilisé!

Malgré le constat de notre propre impuissance, nous refusons de servir d’exemples ou pire encore, de diversion. Des faits graves se sont déroulés au lycée Joseph Desfontaines ; ils ne peuvent être passés sous silence plus longtemps. Si votre enquête a bel et bien pour vocation de restaurer l’image de l’Institution et celle du lycée de Melle, comme il nous a été déclaré, nous vous demandons d’user de tous les moyens à votre disposition pour mettre fin à toutes les souffrances causées ; celles de tous : élèves, agents, professeurs, ainsi que de toutes les familles.


Aucune sanction dans l’éducation pour s’être mobilisé, à Melle… comme ailleurs !

Le vendredi 15 mai 2020, trois enseignant·e·s du lycée Desfontaines de Melle (Deux-Sèvres) ont été auditionné·e·s dans l’enceinte de leur lycée, où se déroule entre le jeudi 14 mai et le vendredi 29 mai une enquête administrative. Cette enquête fait suite à leur suspension de quatre mois à titre conservatoire, notifiée les 10, 11 et 12 mars par le rectorat de Poitiers. Une sanction qui ne disait pas son nom. Le seul tort de nos 3 collègues de Melle ? S’être mobilisé·e·s comme nous contre les réformes et le Bac Blanquer.

Aujourd’hui, le rectorat se dépêche de réprimer à huis-clos, tant que les lycées sont encore fermés. Il y a urgence à soutenir nos collègues, en particulier d’ici la fin de l’enquête administrative le 29 mai !

La défense des 3 de Melle est cruciale pour l’avenir des luttes dans l’Éducation. Nous exigeons l’abandon de l’enquête administrative et de toute procédure disciplinaire, la levée de leur suspension, et qu’aucune sanction – même déguisée – ne leur soit infligée. Nous revendiquons l’abandon de toute procédure disciplinaire contre tous les personnels de l’Éducation mobilisés contre les réformes et le Bac Blanquer, comme à Clermont-Ferrand, Bordeaux, Montauban, Carcassonne, Cahors, Rodez, Strasbourg, Montbrison, etc.

La vidéo : TRÈS LARGE SOUTIEN AUX 3 DE MELLE ! Avec MONSIEUR LE PROF, Éric COQUEREL, Olivier BESANCENOT, Nathalie ARTHAUD, Benjamin AMAR, Mathilde LARRÈRE, Véronique DECKER, Laurence DE COCK, Mickaël

 

 

 


Signer la pétition ici

 

 

 


 

le KIT de SOUTIEN ici !

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