QUE FAIT le Ministre BLANQUER POUR l’ÉCOLE PUBLIQUE ?

Revue de presse

Le Ministre Blanquer, amplifie l’action des Ministres précédents dans la destruction du service public de l’Education. Le RAZ-LE-BOL et la COLERE sont généralisés. La mise en place de l’évaluation permanente au détriment de la pédagogie, la disparition programmée de l’enseignement technologique, la sélection dès le lycée avec la réforme du lycée et ParcourSup, la mise à mort de l’enseignement professionnel avec la priorisation dérégulée de l’apprentissage privé, l’assèchement des moyens dans le supérieur et la recherche, la casse du statut public par l’introduction des CDI, la hiérarchisation dans les écoles… de l’école à l’université, quel bilan peut-on faire de sa politique ? pour quelle égalité des chances, pour quelle démocratisation, alors que toutes les études montrent un ascenseur social bien en panne !


22 nov L’EXPRESSO/ Comment la réforme du lycée a aggravé les conditions de travail des enseignants 

En cassant les classes avec la mise en place des spécialités, la réforme du lycée a fait gagner plus de 2500 emplois au ministère pour les seuls niveaux de 1ère et terminale. Mais elle a surtout considérablement aggravé les conditions de travail des professeurs et des élèves. C’est ce que révèle une nouvelle Note de la Depp. Ainsi un professeur de SES a maintenant des élèves venant de 12 classes. En maths c’est 8 classes. Certaines disciplines ont été décimées par la réforme : en maths on compte 18% d’heures d’enseignement en moins, en technologie 27%, en SE 14%, en lettres 6%.

Clash en CTM sur les remplacements 

C’est assez rare pour être souligné. Le 19 novembre, tous les syndicats (Snes Fsu, Se-Unsa, FO, Sgen Cfdt, CGT, Snalc) ont refusé de siéger en comité technique ministériel (CTM). Si le motif donné en commun relève de l’absence de discussion, la question posée interroge sur les arrière spensées du ministère en matière de remplacement des professeurs.

La dépense d’éducation en baisse en 2020

En 2020 la France a consacré 160 milliards à son système éducatif en recul de 3% par rapport à 2019 (165 milliards). Si la crise sanitaire explique en partie ce recul, il n’en reste pas moins que la dépense par élève recule nettement alors même que la France dépense nettement moins que les autres pays développés.

Le réquisitoire du Sénat sur la dégradation du métier enseignant

“En euros constants, les enseignants français ont perdu entre 15 et 25 % de rémunération au cours des 20 dernières années”. Des salaires en chute de près de 20% en 20 ans, devenus nettement plus faibles que les salaires du privé. Un temps d’enseignement nettement supérieur à celui des pays voisins pour des salaires nettement plus bas. Des conditions de travail parmi les plus dégradées de tous les pays de l’OCDE. Tout cela est connu. Mais ce réquisitoire sans appel ne vient pas d’un syndicat enseignant. Il est tiré du rapport du Sénat sur le budget de l’Education nationale. Budget malgré tout adopté sans modification par la commission des Finances du Sénat…

le Monde/ Un rapport sénatorial pointe la dégradation des conditions de travail des enseignants

Baisse du pouvoir d’achat, classes surchargées, heures de travail : le Sénat s’est emparé de la question des conditions de travail des enseignants, en préparation de l’examen du projet de loi de finances 2022, qu’il a rejeté le 23 novembre.


20 octobre 21 FSU/ Nous n’avons pas de problèmes avec les valeurs de la République , le ministre en a-t-il avec les fonctionnaires ?

Depuis des mois, le ministre de l’Éducation nationale s’invente des supposés ennemis de l’intérieur pour se construire une stature politique et un destin personnel. Comment un ministre de la République peut-il s’abaisser à de si basses manœuvres, en particulier en instrumentalisant une nouvelle fois la laïcité dont il fait un outil de division plutôt que de concorde

La FSU rappelle au ministre que c’est en reconnaissant aux fonctionnaires leur qualité de citoyen qu’on leur permet de faire vivre et de transmettre les valeurs de la République. La FSU exige que Jean-Michel Blanquer revienne publiquement sur ses propos insultants pour l’École et les personnels qui la font vivre

l’EXPRESSO/ Laïcité : Blanquer menace les professeurs

JM Blanquer montre son vrai visage. “Transmettre les valeurs de la République” ou “quitter l’enseignement”. Le ministre de l’éducation nationale a énoncé une nouvelle règle d’interdiction professionnelle le 19 octobre  durant la première journée de formation à la laïcité organisée par son ministère. Ses menaces confirment la conception particulièrement excluante de la laïcité que porte JM Blanquer et son opposition avec la culture professionnelle des enseignants. Il ne s’agit pas de défendre la laïcité mais d’imposer la version du ministre qui, par ailleurs , est un fervent soutien du catholicisme dans son ministère. “L’école de la confiance” était bien un leurre. Ces propos font réagir des enseignants.


Un clic contre la hiérarchie dans l’école

La proposition de loi Rilhac a été adoptée mercredi 22 septembre par la commission des affaires culturelles et doit passer en 2ème lecture à l’Assemblée Nationale les 29 et 30 septembre prochains. Cette loi, en créant « autorité fonctionnelle », placera les directrices et directeurs en position de supérieur·e hiérarchique et dérégulera totalement le fonctionnement des écoles. Le SNUipp-FSU appelle les enseignant·es à s’y opposer en interpellant leurs député·es avant le mercredi 29 septembre, date du vote de cette proposition de loi.


Une attaque de plus du Ministère Blanquer : signer la pétition !

De nombreux enseignant(e)s ont affaire à l’entreprise de mise au pas voire à la répression du ministère Blanquer. Avec Edouard, c’est un militant syndical reconnu et apprécié qui est attaqué à son tour.
En fait, plus largement, ce sont les droits de grève, de réunion, d’expression, de défense des sans-papiers et d’organisation syndicale qui sont attaqués par le gouvernement.


04 oct L’EPRESSO/ Loi Rilhac : Quand le ministère confirme son inutilité… 

Alors que la proposition de loi Rilhac est officiellement justifiée par la nécessité d’avoir un pilote pour animer l’école, alors qu’Emmanuel Macron affirme la nécessité pour les directeurs de choisir des enseignants qui croient dans le projet de l’école, la Depp publie une Note démontrant que le collectif existe dans les écoles et qu’il fonctionne à la satisfaction des professeurs des écoles et des directeurs d’école. Par contre, la même Note montre une nette insatisfaction des professeurs des écoles par rapport à leurs conditions d’exercice du métier. Les enseignants français sont ceux qui se plaignent le plus en Europe du manque de personnel et de moyens, problèmes toujours superbement ignorés par la loi Rilhac.


1 octobre 21 Le MONDE/Parcoursup : le taux de satisfaction des candidats en baisse

Un sondage publié par le ministère de l’enseignement supérieur indique que 30 % des lycéens ne sont pas satisfaits des réponses obtenues de la part des formations sur Parcoursup

MEDIAPART/ Campagne « laïcité » de Blanquer : un flop et des affiches à la poubelle

Un mois après le lancement de l’opération par le ministère de l’éducation nationale, nombre d’établissements scolaires n’ont toujours pas accroché les fameuses affiches. Retour sur une déconfiture.


l’EPRESSO/ TIMSS : Le Cnesco interroge les inégalités sociales dans TIMSS : la France est nulle en math!

“La moindre réussite de la France à Timss 2019 concerne-t-elle l’ensemble des élèves de CM1 ou est-elle spécifique à certains écoliers ?”  Le Cnesco publie deux études, un document de travail et une Note de synthèse, sur les résultats de Timss 2019. Il annonce trois autres publications sur Timss. La grande enquête internationale sur le niveau en maths des élèves de Cm1 a révélé que les élèves français sont les plus faibles des pays développés avec une moyenne de 485 points, soit 44 de moins que la moyenne OCDE. Pour le Cnesco, “l’école française ne parvient ni à garantir la maîtrise de compétences élémentaires à tous les élèves socialement défavorisés, ni à permettre aux meilleurs d’entre eux d’atteindre un niveau élevé”. Démonstration.

29 sept MEDIAPART/ L’Éducation nationale ouvre un peu plus sa porte au privé

Six établissements catholiques ont intégré une expérimentation autour de l’éducation prioritaire. Les spécialistes jugent que cette initiative est un « galop d’essai » qui vise, à terme, à créer une concurrence entre établissements et à privatiser l’Éducation nationale


L’EPRESSO/

Le gouvernement va supprimer l’Inspection générale 

Quoi que l’on pense du corps des inspecteurs généraux, ils sont porteurs d’une conception de l’État qui remonte aux Pères de la République. Ceux-ci ont construit une démocratie reposant sur la multiplication des contre-pouvoirs exercés par des corps intermédiaires. Ce n’est pas se payer de mots que de dire qu’avec cette décision, c’est cette conception de la démocratie qui est en train de disparaitre.

Claude Lelièvre : Une décision bonapartiste 

Comment comprendre l’annonce de la suppression de l’Inspection générale ? Historien de l’Ecole, Claude Lelièvre remet cette décision dans la longue histoire de l’Inspection et analyse ce qu’elle implique comme conception de l’Etat. Pour lui, cela renvoie au bonapartisme.

Plan langues : JM Blanquer et l’enseignement de l’allemand 

Alors que JM Blanquer évoque le 27 septembre le “plan langues”, il convient de rappeler le sort fait à l’allemand. “À l’échelle française nous avons une politique de l’apprentissage de l’allemand très volontariste qui nous a permis de nous maintenir au-dessus des 15 % d’élèves apprenant l’allemand, soit environ 800 000 élèves en France”, déclare JM Bnanquer dans les Dernières nouvelles d’Alsace. Une politique “volontariste” démentie par ce graphique tiré de l’annuaire statistique de l’éducation nationale RERS 2021. Le nombre d’élèves suivant un enseignement de l’allemand LV1 est passé dans le second degré de 240 000 en 2016 à 153 000 en 2020. En janvier 2021,  des enseignants et parents ont lancé une pétition pour demander un réel soutien à l’allemand.

Quand l’AFEF invite à la résistance pédagogique 

” Difficile de faire son métier sérieusement quand tous vos efforts pour suivre pas à pas vos élèves, éveiller leurs envies, leurs aptitudes sont régulièrement sapés par des injonctions contradictoires, des procédures imposées qui provoquent l’inverse de la finalité annoncée”, écrit Viviane Youx, présidente de l’Association française des professeurs de français (AFEF). ” Le risque est grand aussi de se cantonner dans le faire, dans les tâches quotidiennes, jusqu’à nous faire oublier que la raison d’être du professeur de français, c’est aussi, et peut-être surtout, de développer la culture et l’humanisme, d’accompagner nos élèves sur le chemin de la construction de leur pensée.


23 septembre MEDIAPART/ Jean-Michel Blanquer, l’autosatisfait

Face aux critiques et aux contestations, le ministre de l’éducation nationale vient de publier un énième livre pour défendre son bilan. Empruntant davantage à la fable qu’aux faits, son récit dessine, entre les lignes, l’exercice solitaire et prétentieux du pouvoir d’Emmanuel Macron.

Grève dans l’Éducation nationale : un « baroud d’honneur » après cinq ans de conflits

Des enseignants ont fait grève jeudi partout en France, à l’appel d’une large intersyndicale, pour réclamer un « plan d’urgence » en faveur de l’Éducation nationale. Mais à Paris, les manifestants se disaient usés – sinon désabusés – après cinq ans de conflits.

Adoubée par Blanquer, une association place ses disciples dans les salles des profs 

L’association Le Choix de l’école repère des diplômés de grandes écoles désireux d’enseigner dans les quartiers défavorisés, puis pousse leurs CV auprès des rectorats. Mais de plus en plus d’enseignants dénoncent « une officine ultra-libérale ». Enquête sur un partenariat qui fâche.


13 sept MEDIAPART/ Élèves handicapés : une rentrée de couacs et de faux-semblants

Si l’on en croit les chiffres, l’Éducation nationale serait de plus en plus inclusive, avec 400 000 élèves handicapés dans ses rangs. Mais sur le terrain, malgré les annonces du gouvernement, les conditions d’accueil tournent encore bien souvent au bricolage. Témoignages.


L’EXPRESSO/ 23 septembre : Les raisons d’une grève

Trois sujets importants font l’actualité de la semaine. Deux arrivent en même temps le 22 septembre : le budget de l’éducation nationale et l’avenir de l’école républicaine avec la loi Rilhac. Le troisième c’est la grève à laquelle appellent jeudi 23 septembre, la Fsu, FO, la CGT et Sud. Comment ne pas voir que celle-ci aura un impact sur ceux-là ? Elle mesurera ce que pensent les enseignants de la “revalorisation” proposée par JM Blanquer. A un niveau d’inquiétude gouvernementale supérieure, elle dira jusqu’où le gouvernement peut aller dans la mise au pas de l’école primaire. Beaucoup se joue dans cette journée. .

Covid : Les tests au centre des débats

Deux semaines après la rentrée le ministère est toujours incapable de donner le nombre de tests réalisés, alors même que le conseil scientifique  recommande d’en faire régulièrement. 3299 classes sont fermées, annonce le ministère de l’éducation nationale pour la semaine du 17 septembre. On compte 9748 cas de covid chez les élèves et 439 chez les personnels, soit 10 fois les nombres de la semaine du 2 juillet et 4 fois ceux de la semaine du 18 juin. Mais on remarque surtout que le ministère ne donne pas de nombre de tests salivaires dans les écoles parce qu’il “reprennent progressivement”. Il n’y a pas davantage de nombre d’élèves vaccinés. “1314 établissements ont proposé un parcours vaccinal” affirme seulement le ministère. Or, selon Le Monde, un avis non publié du Conseil scientifique covid recommande de faire des tests systématiques hebdomadaires à l’école primaire. Selon le conseil, cela permettrait de ne renvoyer que les élèves positifs au lieu de fermer toute la classe. Dans les établissements secondaires, le conseil recommande de tester les élèves d’un même niveau (et pas seulement d’une classe) dès qu’un cas de covid est apparu.


L’EXPRESSO/ Le SNPDEN prédit l’échec de la vaccination dans les établissements

Pas pressés d’attaquer les nouveaux problèmes. Face aux nouveautés de la rentrée, vaccination  des élèves, harmonisation du controle continu, le Snpden Unsa, premier syndicat de personnels de direction, gagne du temps. Selon lui, les élèves “ne sont pas au rendez vous” de la vaccination dans les collège set les lycées. Quant à l’harmonisation de l’évaluation dans les lycées, rendue obligatoire par le ministère, “il nous faut du temps”. La nouveauté de la rentrée c’est que , pour le Snpden, elle a été “ratée” dans plusieurs académies. En cause : les suppressions de postes qui mettent des établissements dans des situations pas possible.


10 septembre l’EXPRESSO/ Fsu : Déjà des tensions sur les postes 

Démissions en hausse, contractuels difficiles à trouver, postes en nombre insuffisant ou supprimés : la FSU a dessiné un autre tableau de la rentrée scolaire que la machine bien huilée présentée par JM Blanquer. Pour les syndicats FSU la chasse aux contractuels est engagée alors même que des listes complémentaires sont pleines. La mise en place des centres de vaccination reste à faire.

Direction d’école : Le projet d’E Macron va vite au risque de déraper 

Le projet d’Emmanuel Macron pour les écoles de Marseille démarre sur les chapeaux de roues. Selon les syndicats, les directeurs d’école ont déjà reçu des demandes de projets à livrer dans un délai très court. Et l’idée présidentielle va peser sur la proposition de loi Rilhac, qui arrive devant l’Assemblée fin septembre. Le président de la République veut aller vite. Mais son projet risque de se fracasser sur le poids des réalités et l’opposition des syndicats.



TOUTEDUC/ L’apprentissage permet-il vraiment de lutter contre le chômage des jeunes ? (tribune)

Laure Minassian, sociologue, Nasr Lakhsassi, PLP, Christian Sauce, PLP à la retraite, nous adressent cette tribune que nous publions bien volontiers. Selon la formule consacrée, leurs opinions n’engagent que leurs auteurs

L’opinion largement répandue selon laquelle l’apprentissage est un moyen efficace pour lutter contre le chômage des jeunes a permis à Muriel Pénicaud, ex ministre du travail, d’appuyer la loi Choisir son avenir professionnel sur un discours bien ancré selon lequel “l’apprentissage constitue une voie de réussite et une promesse solide d’insertion professionnelle”.

SAUVONS L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL PUBLIC SOUS STATUT SCOLAIRE.

En 30 ans, les Lycées Professionnels et les Établissements Régionaux d’Enseignement Adaptés ont perdu 100.000 élèves. Dans le même temps, la formation professionnelle par apprentissage qui ne cesse d’être vantée comme l’eldorado et la voie royale, a vu ses effectifs augmenter de 36 % !

Mais les objectifs de ces deux systèmes de formation sont bien différents : l’enseignement professionnel sous statut scolaire instruit l’homme, le travailleur et le citoyen alors que l’apprentissage patronal privilégie l’employabilité et la rentabilité immédiates du travailleur en formation…avec l’argent du contribuable ! D’un côté le jeune est un élève en cours d’émancipation sociale et intellectuelle, de l’autre il est un salarié soumis aux ordres de son employeur.

Pour tous ceux qui sont attachés à une réelle éducation nationale pour nos enfants et adolescents. AGISSONS !


FRANCE3 PACA/ Macron à Marseille. Parents et profs déçus par les annonces : “Nos élèves ne sont pas des rats de laboratoires”

“Ça fait 20 ans qu’on réclame que le sujet de l’école soit mis sur la table, résume Sébatien Fournier, secrétaire départemental du  syndicat des instituteurs Snuipp. On attendait avec beaucoup d’impatience les annonces, elles sont décevantes.

Selon le syndicaliste la rénovation ne suffit pas, il faut aller plus loin pour accueillir dignement les élèves. “Il faut construire entre 10 et 12 groupes scolaires supplémentaires à Marseille.”

l’EXPRESSO/ Marseille : Les syndicats vent debout contre les annonces d’Emmanuel Macron 

D’inacceptable à hors sol en passant par irresponsable, les syndicats enseignants sont quasi unanimes à condamner le projet “d’école du futur” présenté à Marseille par le président de la République avec le recrutement des professeurs des écoles par les directeurs d’école. Alors que son ministre avait réussi à attirer des syndicats sur son projet de réforme de la fonction de directeur, l’annonce de directeurs managers par Emmanuel Macron sans aucune concertation, les invite à prendre de la distance.

L’enseignement agricole regarde ses ambitions sombrer 

“Il n’y a pas d’ambition pour l’enseignement agricole”. Alors que la moitié des exploitants agricoles vont partir en retraite dans les 10 ans et que l’agriculture française doit prendre le virage de l’agroécologie, l’enseignement agricole public enrage qu’on lui coupe les ailes. C’est du moins le message que porte le Snetap Fsu. Interdit d’ouverture de classes faute de moyens, l’enseignement agricole public voit des structures privées, parfois proche du pouvoir comme le gigantesque projet Hectar, se substituer à lui.


02 septembre L’EXPRESSO/ Quand Blanquer repeint son bilan

” Oui, il y aura évidemment un professeur devant chaque classe à la rentrée, sauf pour quelques rares exceptions sur lesquelles les services travaillent.” Dans 20 Minutes, JM Blanquer peint la rentrée en rose. Alors que le président de la République tente à Marseille de récupérer une partie de l’électorat de gauche, le ministre de l’éducation nationale se présente en artisan de la réduction des inégalités sociales à l’école. Un exercice qui n’est possible qu’en prenant des arrangements avec les faits. En voici des exemples…


12 juillet L’EXPRESSO/ Directeurs d’école : Le ministre passe en force 

En fin de réunion du groupe de travail direction, le 2 juillet, le ministère annonce la mise en place d’emplois fonctionnels de direction dans les écoles à décharge complète. C’est un changement complet du fonctionnement des grosses écoles qui est engagé. Pou rle Snuipp Fsu “une ligne rouge est franchie”.


02 juin HUFFPOST/La dématérialisation des copies du bac est un bluff technologique – BLOG

BACCLAURÉAT – Cette année, les copies du baccalauréat de philosophie rédigées sur papiers par les candidats ont été numérisées pour être corrigées sur ordinateur, en ligne par les professeurs via le logiciel Santorin.

La mise en place imposée sans concertation de ce logiciel inquiète de très nombreux professeurs de philosophie, qui déplorent la surveillance étroite qu’il permet (information sur le temps de connexion des correcteurs, le temps passer par pages, possibilité de changer leur notes et évaluations, etc.) et l’aberration écologique de scanner des copies papier.

Devant la pauvreté des arguments déployés par l’institution pour justifier l’imposition unilatérale de Santorin, on ne peut que s’interroger: à qui profite l’essor des outils numériques à l’école?


29 juin Rue89Bx/ les professeurs remontés contre Santorin, le logiciel de correction de copies

Une cinquantaine d’enseignants opposés au nouveau logiciel de correction Santorin ont déposé ce mardi 29 juin des copies corrigées en version papier au rectorat

Nouvel « happening » lancé par des professeurs de philosophie de l’Académie de Bordeaux. Après avoir manifesté contre la réforme du baccalauréat, devant le tombeau de Montaigne, le 23 juin, ils étaient devant le rectorat, ce mardi 29 juin.


La Voix Du Nord/ Bac philo: la grève des correcteurs de l’académie de Lille reconduite ce mercredi

Les notes des copies de philo du bac devaient être rendues pour 18h ce mardi. Une quarantaine de correcteurs en grève de l’académie de Lille ont décidé de ne pas les donner pour protester contre leurs conditions de correction. Leur grève a été reconduite ce mercredi, malgré un délai supplémentaire de 24 h accordé par le Rectorat.


22-23 juin SNES-FSU/ Témoignages : bac Blanquer, rien ne va !

Mise à jour 23 juin – Français, grand oral, philosophie, c’est le crash du Bac Blanquer ! Florilège des témoignages des collègues sur les conditions de déroulement des épreuves et les conditions de correction.

l’EXPRESSO/ Bac : De nouveaux dysfonctionnements

n savait les convocations au grand oral laborieuses. L’épreuve consomme beaucoup d’heures et de moyens : il faudra 175 000 heures d’examen , multiplié par deux examinateurs, pour faire passer les 526 000 candidats. Et pour organiser les vacations il faut recueillir les spécialités préparées par les candidats pour affecter les bons examinateurs. Visiblement plusieurs rectorats ont des difficultés à faire ce travail.

Micmacs sur le bac 

Double micmac sur le bac. Les nombreux dysfonctionnements sur l’organisation du grand oral sont remontés jusqu’à l’Assemblée où JM Blanquer s’est énervé face aux critiques. Sur le terrain on s’énerve aussi. Les syndicats protestent et des enseignants se son mis en grève contre l’épreuve.

HH.MEDIA/ Le grand oral, un défi encore plus important pour les filles ?

“les épreuves orales font appel à des capacités qui sont davantage encouragées chez les garçons, en particulier la confiance en soi, la capacité à parler en public, l’aisance dans le rapport aux autres, l’esprit de compétition”, rapporte la sociologue Alice Olivier au journalLe Monde

Dès la maternelle, les filles demandent la parole et les garçons la prennent. Parce qu’elle est autant le reflet que la matrice de nos normes sociales, l’école, cette “société miniature” censée lutter contre les stéréotypes de genre, est paradoxalement le lieu propice pour étudier la manière dont les inégalités se manifestent.


FRANCE INFO TV/ Baccalauréat 2021 : un logiciel d’aide à la correction pour l’épreuve de philosophie fait polémique

Jeudi 17 juin avait lieu l’épreuve de philosophie du baccalauréat 2021. Les premières copies sont corrigées depuis vendredi. Partout en France, les professeurs de philosophie dénoncent la mise en place d’un logiciel d’aide à la correction.


REPORTERRE/ La numérisation des copies du Bac est « une évolution dangereuse et imposée »

Des copies de bac numérisées ? Jeanne Burgart Goutal, professeure de philosophie, fulmine. Elle y voit le dernier avatar d’une « transition numérique imposée à marche forcée » au monde de l’enseignement et à l’ensemble de la société.


Communiqué APSES Le « grand oral » de Blanquer : ni fait, ni à faire !

L’épreuve de grand oral, en l’état, doit être supprimée et remplacée par une épreuve évaluant l’oral autrement, dans une optique formatrice, émancipatrice et juste.
Contre cette session de baccalauréat placée sous le sceau de l’inégalité et de l’arbitraire, l’APSES appelle les collègues à s’inscrire dans toutes les mobilisations collectives contre ce grand oral, y compris la grève.


15 juin L’EPRESSO/ Revalorisation : Les propositions du ministère 

Ce ne sera pas 400 millions mais la revalorisation se limitera en 2022 à 245 millions a annoncé le ministère de l’Education nationale le 14 juin, lors d’une réunion avec les syndicats. On est loin des 700 millions annoncés et même des 400 millions promis. Le ministère propose plusieurs scénarios pour cette prime d’attractivité allant de l’échelon 2 à l’échelon 7, comme en 2021, ou à l’échelon 8.

14 juin L’EXPRESSO/Revalorisation : Les propositions du ministère 

Finalement seulement 245 millions seront utilisés par le ministère pour la revalorisation promise en 2022. On est loin des 700 millions annoncés et même des 400 millions promis. Le ministère propose plusieurs scénarios pour la prime d’attractivité allant de l’échelon 1 à l’échelon 7 , comme en 2021, ou à l’échelon 8. Au final cela aboutit à une prime située entre 75 et 27€ nets par mois selon le scénario retenu.

La prime Rep+ sous le régime de la responsabilité collective 

Le Comité technique ministériel du 15 juin étudie un projet de circulaire sur la prime de Rep+ que le Café pédagogique s’est procuré. Il fixe un mode de calcul totalement nouveau pour la dernière tranche de la prime de Rep+. Elle comprendra une part fixe et une part variable qui sera versée par école ou établissement. Un bon moyen de les mettre en concurrence et d’y développer un “esprit d’équipe” tout droit sorti du New Public Management. Zizanie et clientélisme sont autour du berceau…

Choukri Ben Ayed : La grande pauvreté et l’école : Sortir de la fatalité 

“Aujourd’hui ce ne sont pas les idées, les énergies ou les savoir-faire qui manquent pour faire face aux ravages de la grande pauvreté dans le champ éducatif. Ce dont nous avons besoin c’est d’une volonté collective d’en faire une priorité de l’action publique”. La publication de l’ouvrage dirigé par Choukri Ben Ayed est une bonne nouvelle. C’est un de ces livres que l’on attend et que l’on recommande. Il est aussi précieux par la façon dont il croise les savoirs scientifiques et les expériences d’acteurs de terrain. Si la grande pauvreté pèse lourdement sur l’Ecole (1.6 M d’élèves pauvres contre 1.2M en 2012), l’ouvrage montre des enseignants, des chefs d’établissement, des acteurs locaux qui ne baissent pas les bras et qui agissent. C’est cela le message de ” La grande pauvreté et l’école : Sortir de la fatalité” (Berger Levrault) : on peut, on doit faire reculer les inégalités sociales à l’Ecole. C’est possible. Choukri Ben Ayed, qui dirige cet ouvrage collectif, explique comment.


19 mai L’EXPRESSO/ Voie pro : Une intersyndicale contre les aménagements du bac pro 

“Inadaptées et inacceptables”. L’intersyndicale de la voie professionnelle, qui réunit la Cgt, les Snuep et Snep Fsu, le Snlac, la CNT et Sud, ne décolère pas devant la façon dont JM Blanquer a réorganisé le bac.

Enseignants : La précarité progresse en Europe 

La crise du recrutement des enseignants n’est pas une spécialité française. Une récente publication de la Commission européenne montre que 35 systèmes éducatifs européens sont en manque d’enseignants. Cette situation n’explique pourtant qu’en partie les progrès de la précarisation du métier enseignant sur le continent. Il en va aussi des choix politiques


18 mai/ l’EXPRESSO/ Maternelle : Des évolutions pas anodines pour Paul Devin 

“Les évolutions sont loin d’être anodines”, estime Paul Devin, secrétaire général du SNPI Fsu, un syndicat d’inspecteurs du primaire. “Une différence majeure s’inscrit entre les programmes de 2016 et le projet de 2021: la minoration de la dimension sociale de l’apprentissage pour un centrage sur l’adaptation aux besoins individuels de chaque enfant”, écrit-il.

Marc Bablet : Maternelle : Tout ça pour ça 

Dans le cadre de la politique du new public management, à laquelle je n’adhère pas, il serait tout de même intéressant que l’on nous dise combien a coûté cette évolution de programmes. Depuis les « assises de la maternelle » jusqu’à la rédaction de ce texte en passant par les travaux du conseil supérieur des programmes… on a du dépenser de nombreuses heures/homme comme ils disent et en outre on a fâché et tenté de déstabiliser une profession qui avait reconnu la valeur des programmes de 2015. Ce n’est pas sérieux.

Recrutement : La crise touche aussi le premier degré

Alors que JM Blanquer évoque fréquemment la “priorité au primaire” et les créations de postes dans le premier degré, les premiers résultats des concours montrent que tous les postes ne seront pas pourvus en 2021. Créteil et Versailles, les deux académies comptant le plus d’établissements en éducation prioritaire, sont en déficit alors que le nombre de postes proposés y est plus faible cette année.


17 mai HUFFPOST/ La campagne d’autotests du Covid-19 au lycée ne se déroule pas comme prévu

Les opérations massives de tests antigéniques prévues dans les lycées à partir du lundi 10 mai semblent de plus en plus illusoires.


12 mai L’EXPRESO/ Professeurs : La hausse des heures supplémentaires augmente les inégalités

On le savait une récente étude de la Depp, la division des études du ministère, le confirme : l’appel à davantage d’heures supplémentaires dans le second degré se fait au détriment des enseignantes. Et les suppressions de postes dans les collèges et lycées généraux et technologiques ne sont pas compensées par les heures supplémentaires, contrairement aux déclarations ministérielles.

10 mai L’EXPRESSO/Des professeurs entre colère et dégoût

” En définitive, ce qui est douloureux, Monsieur Blanquer, Mesdames et Messieurs, c’est que vous nous empêchez de faire convenablement notre travail, tâche que nous avons déjà bien du mal à assumer convenablement en temps normal… Nous peinons à croire que vous fassiez preuve d’un tel amateurisme. Quels objectifs poursuivez-vous réellement si ce n’est la casse du service public d’éducation, entreprise pour laquelle l’épidémie actuelle constitue une véritable aubaine ?”. C’est dit.


10 mai MEDIAPART/ L’école Blanquer ou le dogme néolibéral de la concurrence appliqué à l’éducation

Insidieusement, ce gouvernement a introduit la logique de la concurrence et de la loi du marché dans l’Education Nationale. Il s’agit ici de pointer les principales mesures de mise en concurrence et d’en démontrer les effets néfastes dans les établissements scolaires, pour les professeurs comme pour les élèves.

Un pavé dans le mammouth

Pendant que nous gesticulons en dénonçant la gestion sanitaire calamiteuse, ses manipulations, ses mensonges, ses outrecuidances ou sa supposée incompétence, M Blanquer fouille sa poche, y trouve les clés et se dirige d’un pas tranquille vers son bulldozer, puis d’une main sûre, il démarre celui-ci.


6 mai LIBERATION/ significativement baissé pendant la fermeture des écoles

Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, l’a régulièrement nié, mais c’est un fait que les enfants se contaminent principalement à l’école. Grâce aux trois semaines de fermeture des établissements, la situation est aujourd’hui nettement meilleure.


France 3 Aquitaine/Ils réclament un contrôle continu : à Lormont et Bayonne, des lycéens bloquent leurs établissements

A Bayonne et à Lormont, en Gironde, des centaines de lycéens se mobilisent ce lundi 3 mai devant leurs établissements. Ils protestent contre les conditions dans lesquelles leurs examens vont se dérouler et s’estiment insuffisamment préparés aux épreuves imposées par la réforme du bac


30 avril l’EXPRESSO/ Autotests : Le protocole ministériel jugé “irréalisable” par les personnels de direction.

Dans une lettre envoyée le 29 avril aux personnels de direction, la secrétaire générale du ministère et le directeur de l’enseignement scolaire fixent les conditions dans lesquels les autotests seront utilisés dans les établissements. Une organisation tellement lourde que les 3 syndicats de personnels de direction montrent qu’elle est irréalisable. Ils donnent consigne à leurs adhérents d’exiger du personnel spécial du ministère , sinon d’envoyer les élèves s’autotester chez eux.


26 avril comité de soutien des 4 de Melle/ AFFAIRE DES 4 DE MELLE : BLANQUER N’AIME PAS PERDRE. ET POURTANT….

Ministre autoritaire, Jean-Michel Blanquer ne souffre pas la contradiction : intimidation et répression se sont abattues sur les personnels opposés à sa réforme du baccalauréat, à Melle, à Dole, à Bordeaux, à Cahors, à Clermont-Ferrand… En ce mois d’avril, un premier coup d’arrêt est porté à cette volonté irréfrénée de criminaliser la contestation, la grève et la manifestation : le Conseil d’Etat refuse l’admission de son pourvoi en cassation dans l’affaire des 4 de Melle.

MEDIAPART/ Au Cned, des professeurs à bout de souffle

Ce lundi, les collégiens et les lycées reprennent les cours à distance. Les personnels du Centre national d’enseignement à distance (CNED), responsables de la « continuité pédagogique », dénoncent une surcharge de travail et une dégradation de leurs conditions d’exercice.


20 avril L’EPRESSO/ Rentrée : Deux semaines de perdues ?

Malgré la proclamation d’une “priorité” qui n’a de réalité que médiatique, seule une minorité des enseignants sera vaccinée le 26 avril. Aucun plan de recrutement n’est annoncé pour le moment. On ignore tout des aménagements du protocole sanitaire ou de l’équipement des locaux scolaires dans une semaine. Avec un taux d’incidence très élevé, le gouvernement semble prêt à rouvrir les écoles à peu de frais. Il ne reste que quelques jours pour ne pas tout improviser…


PHYS@ORG/ Des chercheurs estimment que les écoliers néerlandais qui sont passés en distanciel n’ont RIEN ou presque Rien appris alors que ce pays est à la pointe en termes d’équipement informatique et de pratiques pédagogiques.


10 avril blog MEDIAPART/ Le bon soldat Blanquer et nous

A la question : comment se fait-il que Jean-Michel Blanquer soit toujours à son poste? la seule réponse cohérente et logique est : parce qu’il fait du bon boulot. Tout le reste n’est qu’affabulation. Alors : soyons cohérents et logiques.


8 avril RUE 89 BX/ Une marche blanche contre la violence entre jeunes des quartiers de Bordeaux

Après l’agression d’un collégien jeudi dernier au collège Edouard-Vaillant, 150 à 200 personnes ont manifesté des Aubiers à la préfecture pour réclamer « paix et éducation » dans les quartiers de Bordeaux. Les parents et la mairie demandent une présence policière plus marquée devant l’établissement.

Rassemblement des AESH à Bordeaux : « On pallie les manques de l’Education nationale »

Jeudi matin, une soixantaine de personnels de l’éducation nationale et de soutiens étaient présents au rassemblement des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) devant le rectorat de Bordeaux. A l’occasion de cette action nationale, ces derniers réclament la reconnaissance de leur métier à travers la création d’un statut de la fonction publique et l’application des revalorisations salariales par l’académie de Bordeaux.


6 avril FRANCE -INFO/ Covid-19 : l’enseignement à distance perturbé par des bugs, Jean-Michel Blanquer évoque “des attaques informatiques”

Comme lors du premier confinement mis en place pour freiner la diffusion du Covid-19, l’école à la maison a débuté mardi 6 avril avec de nombreux bugs signalés par des professeurs, parents et élèves, en raison de serveurs numériques inaccessibles ou défaillants. En marge d’un déplacement, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a pointé du doigt auprès de franceinfo “des attaques informatiques apparemment venues de l’étranger pour empêcher les serveurs de fonctionner”, citant notamment le cas du site du Cned “Ma classe à la maison”.

l’EPRESSO/ Vaccinations des enseignants : Blanquer temporise, la France recule

Ce sera “probablement vers la mi-avril” mais “dans le bon ordre”. Le 4 avril, sur France Inter, le ministre de l’éducation nationale a été encore plus flou que le président de la République à propos de la vaccination prioritaire des enseignants.  Pourtant celle-ci est la règle dans la grand majorité des pays de l’OCDE. Et elle est demandée par des syndicats. .

L’intersyndicale de la voie professionnelle veut un plan d’urgence

Alors que le gouvernement débloque dans le plan d’urgence des milliards pour l’apprentissage, la vie professionnelle voit 300 postes supprimés en 2021.Six syndicats (Snuep Fsu, Snep Fsu, Cgt, Sud, Snalc, Cnt) soulignent les dégâts causés par la réforme et demandent des créations de postes “pour éviter un problème social majeur à la société française”.


31 mars SNES/ L’échec d’une stratégie ministérielle

Pendant des mois, le ministre de l’Éducation nationale a nié la réalité de la circulation du virus en milieu scolaire. Pendant des semaines, il a refusé les propositions du Snes-FSU qui visaient à articuler protection immédiate et prévention afin d’éviter la fermeture des établissements scolaires, réduisant le débat à l’opposition fermeture contre ouverture, refusant de voir les solutions intermédiaires. La semaine dernière, Jean-Michel Blanquer balayait d’un revers de la main le sujet vacances scolaires en prétextant que cela relevait de la « pensée magique » car « on se contamine moins à l’école qu’en vacances ».


29 mars l’EXPRESSO/ Covid : Le temps de la triche

On savait les données de l’Education nationale sur le nombre de contaminations brouillées avec les données du ministère de la Santé. Ainsi La Santé compte 11 099 contaminations chez les 0-19 ans pour la seule journée du 22 mars quand l’Education nationale en déclare 21 183 pour la semaine du 18 au 25 mars, comme nous le faisions remarquer. Les élus FSU du  CHSCT de Créteil ont mis en évidence un autre phénomène : la diminution artificielle du nombre d’établissements fermés.

Accueillir ou pas les élèves ?

Que faire des élèves quand leur classe est fermée ou l’enseignant(e) malade ? Jusque là ils sont répartis dans les autres classes, accélérant un brassage des élèves en contradiction avec le protocole. Le Snuipp 93 pose la question.


26 mars MEDIAPART/ Ecoles: «On est dans le mur et le ministre dans le déni»

L’augmentation du nombre de cas est exponentielle dans les établissements scolaires, qu’il s’agisse d’élèves ou de personnels, parfois victimes de Covid grave. L’Éducation nationale refuse souvent de fermer les établissements. Mais partout, l’inquiétude gagne


26 mars L’EPRESSO/ Fermeture des classes dès un cas de covid dans 19 départements

Une dernière nouveauté c’est la publication par le ministère de taux d’incidence par niveau scolaire. Pour le ministre ils démontrent que la contamination est plus forte hors des écoles que dedans. Le problème c’est que ces graphiques ne sont pas en accord avec ceux du ministère de la santé.


LIBERATION/ Covid-19 : l’inquiétante flambée des contaminations chez les enfants

De plus en plus de cas de contaminations sont détectés parmi les plus jeunes. La situation est particulièrement préoccupante en Ile-de-France.


Affiche FSU EMPLOI 21 DEF

24 mars LIBERATION/ Covid-19 : Blanquer, des chiffres et des fables

Le ministre de l’Education s’arrange avec les chiffres des tests salivaires sur le Covid dans les écoles primaires. Même au sein de LREM, on s’en émeut.


24 mars l’EPRESSO/ Vaccination : Macron pousse, Blanquer résiste 

Pour la première fois, Emmanuel Macron reconnait que les enseignants font partie des professions exposées au covid 19. Il a promis le 23 mars qu’ils seront vaccinés. Mais quand ? Le président parle de “mi fin avril”. JM Blanquer est nettement moins précis et surtout nettement moins favorable.  Il déclare que les professeurs sont moins exposés que les autres professions… Alors la date…

MEDIAPART/ Débordée par le Covid, l’Education nationale envoie des pions remplacer des enseignants

Des professeurs considérés comme « vulnérables » sont remplacés par des surveillants sans formation ni rémunération adéquates, d’après une enquête de Mediapart. Face à l’augmentation des cas de Covid diagnostiqués chez les enseignants, leur vaccination est envisagée à partir de la « mi-fin avril », a annoncé mardi Emmanuel Macron.


l’EXPRESSO/ Blanquer contesté sur sa gestion de la crise sanitaire 

Alors que l’épidémie de Covid 19 explose généralement en France et particulièrement dans les établissements scolaires, la gestion de la crise sanitaire par l’Education nationale est vivement critiquée. JM Blanquer maintient ses propos : “il y a moins de contamination dans les établissements scolaires que dans la population en général”.


L’EXPRESSO/ 26 janvier : “Une sérieuse alerte” 

Avec 12% de grévistes dans le premier degré et 13% dans le second degré selon le ministère et un professeur sur trois selon la FSU, le mouvement de grève du 26 janvier lancé par 6 fédérations (Fsu, Fo, Cgt, Sud, Sncl, Snalc) semble modeste. Replacé dans le contexte de la crise sanitaire, des défis nouveaux qu’elle adresse aux enseignants et de l’isolement personnel qu’elle banalise, le mouvement a du sens. Dans le cortège parisien, la colère des professeurs présents vient de loin. Celle des infirmières est particulièrement visible.

Tribune : Maternelle : Monsieur le Ministre, ça suffit !

Le ministre n’oublie rien dans son entreprise de casse de l’école maternelle. Non content de la formater sur le modèle de l’école élémentaire, fort peu intéressé par la réaction massive que la note du CSP a provoquée, il vient de décider de ficher les enfants, dès 3 ans, sur la base de leurs comportements et ce jusqu’à la fin de leur scolarité. Mais une fois de plus, la tentative n’est pas nouvelle. Le projet GAMIN, qui avait provoqué de très vives réactions au milieu des années 1970, visait déjà à dépister les enfants dits « à risques » … avec un « repérage des familles présentant ces facteurs de risque”

26 janv l’EPRESSO/ Quand Blanquer économise 200 millions… INSUPORTABLE !!!

Comment décourager Bercy d’être généreux ? Comment envoyer un pied de nez aux enseignant ? En ne dépensant pas le budget qui vous a été attribué. Le Journal officiel du 24 janvier porte annulation de 212 501 312,60€ du budget de l’éducation nationale, mission soutien à la politique de l’éducation nationale et report de cette somme au budget 2021. Généralement l’Education nationale a du mal à finir l’année et il faut assez souvent voter une rallonge pour la paye de décembre. Avec JM Blanquer cela fait deux fois qu’il n’exécute pas la totalité de son budget. En 2018 déjà 200 millions restaient en fin d’année. L’année suivante, le budget de l’Education nationale avait fort peu augmenté. Ces 200 millions économisés c’est l’équivalent de 4200 postes d’enseignants dans un budget qui supprime 1800 postes dans le second degré. C’est aussi la moitié de la revalorisation promise aux enseignants pour 2021. Ils auraient pu obtenir beaucoup plus…

Les recommandations explosives du Grenelle de l’éducation (ndlr : Le Grenelle Blanquer à la sauce Blanquer)

Selon un schéma bien classique à l’Education nationale, le Grenelle de l’Education accouche de propositions qui reproduisent exactement les conceptions libérales du ministre. Rémunération au mérite et à la carte, contractualisation d’établissements autonomes, statut de directeurs d’école, les propositions du Grenelle vont loin et sont explosives. JM Blanquer devrait prochainement dire ce qu’il en retient et cibler ce qu’il veut mettre en place d’ici 2022. Tout ?


CAHIERS PEDAGOGIQUES/ Apprentissage, l’excellence en trompe l’œil ?

L’apprentissage est souvent vanté comme une voie d’excellence, permettant aux jeunes de trouver un emploi à coup sûr. Mais c’est surtout une formation qui est « excellente » pour les enfants des autres, qui pour certains devrait même être une orientation décidée par les conseils de classe et non les jeunes. Elle n’est peut-être pas si merveilleuse. En tout cas il y a quelques accrocs dans le tableau, décrits ici dans un « coup de gueule »


20 janv l’EXPRESSO/ Blanquer envisage l’évolution du protocole… et la révolution du métier enseignant 

A peine “renforcé”, le 14 janvier, le protocole sanitaire pourrait être revu. Invité sur France info le 18 janvier, le ministre de l’éducation nationale a laissé entendre une modification de la règle de fermeture des classes et l’interdiction des masques en tissu de niveau 2 portés par les élèves. S’il reconnait les inégalités de préparation au bac il n’envisage pas le report des épreuves de mars pour le moment. Cette situation très particulière n’empêche pas JM Blanquer d’évoquer devant l’Assemble nationale, une “révolution” de la gestion des enseignants après le Grenelle.


19.01 FRANCE INTER/ L’accès aux grandes écoles reste plombé par les inégalités sociales

Les grandes écoles les plus sélectives “sont aussi les plus sélectives socialement”, notent les auteurs d’un rapport sur la démocratisation de ces institutions d’élite, depuis le milieu des années 2000. L’origine géographique et sociale, le genre, restent des facteurs déterminants.


18.2.21 MEDIAPART/ Les assistants d’éducation ne veulent plus être des pions

Avec la crise sanitaire, leurs conditions de travail ne font qu’empirer. Tous payés au Smic, souvent à temps partiel, des « surveillants » dénoncent leur précarisation et appellent à une grève nationale ce mardi.


MEDIAPART/ A Lyon, après la défenestration d’un étudiant, le spectre d’une vague de suicides dans les facs

Anxiété, épuisement, insomnies… Le reconfinement puis la prolongation jusqu’à nouvel ordre des cours à distance exacerbent les troubles psychologiques des étudiants. Ce début janvier, deux ont tenté de mettre fin à leurs jours.


15 janv l’EXPRESSO/ Couvre feux généralisé à 18h: Nouveau protocole : L’art de ne rien changer – Le couvre feu ne concerne pas l’Ecole

“On a souhaité maintenir ouverts les établissements scolaires face aux inégalités et aux risques de décrochage. Pour tenir cette ligne on doit renforcer nos dispositifs”. Le premier ministre a annoncé le 14 janvier un “renforcement” du protocole sanitaire. JM Blanquer , un protocole sanitaire “plus strict”. En fait rien ne change sauf l’annonce d’une campagne de tests et l’interdiction des activités sportives scolaires et extrascolaires en intérieur. Alors que le variant anglais se diffuse, qu’il y a déjà deux clusters du variant sud africain et qu’on assiste à une véritable catastrophe humaine outre Manche, l’Education nationale ne change rien. Elle ne sera pas plus concernée par le couvre feu à 18 heures.


10 janv. FRANCE INFO/ Comment le ministre Blanquer peut-il encore mentir sur la situation sanitaire dans les écoles ?

JM Blanquer a fait sa rentrée médiatique cette semaine, sur la même ligne que celle tenue avant les vacances de Noël : les chiffres du Covid-19 à l’école sont bas, grâce à un protocole sanitaire renforcé. Des informations erronées, infirmées avant les vacances par plusieurs médias, mais cela n’empêche pas le ministre d’en faire la base de sa communication, à l’appui de la politique gouvernementale.


8 janv. l’EPRESSO/ Saïd Benmouffok : Le fiasco Blanquer 

Quatre ans après son arrivée rue de Grenelle, JM Blanquer doit faire face à son bilan. Saïd Benmouffok, professeur de philosophie, le dresse pour nous dans un livre (Le fiasco Blanquer, Les petits matins) et il n’est pas flatteur.  Pour lui ce fiasco tient d’abord à  son autoritarisme, qui en a fait le ministre le plus détesté des enseignants depuis C Allègre. Ensuite par une politique qui, pour Saïd Benmouffok “signe le retour du sarkozysme en éducation”. L’auteur appelle à changer la donne en 2022 en refaisant de l’Ecole une priorité nationale.


7 janv. MARIANNE/ À Lyon, un professeur agressé après un cours : “Je suis en colère car c’est la victime qui s’en va”

Quelques jours après l’hommage national à Samuel Paty, dans le collège même où il avait fait ses premiers pas d’enseignant, un professeur d’Histoire-Géo s’est vu « interdire de parler de politique et d’un assassinat » par un parent d’élève. Après des semaines de silence, ses collègues montent au créneau et dénoncent un sentiment d’abandon de leur hiérarchie.

« Je ressens de la colère et un profond dégoût sur ce que devient notre métier » abonde sa collègue. « Est-il acté que, désormais, il faudrait marcher sur des œufs et ne pas répondre aux questions de nos élèves sans peur de malentendus à même d’engager des réactions violentes ? »


Le covid-19 est une aubaine pour l’entreprise destructrice du ministre Blanquer

L’exécutif vient de publier au Journal Officiel le 24 décembre 2020, en catimini, au milieu de la période des fêtes de fin d’année, une ordonnance lui permettant de modifier les modalités du baccalauréat 2021 jusqu’à deux semaines avant le début des épreuves, en fonction des évolutions de la crise de la covid-19. Cette disposition constitue une illustration supplémentaire autant de l’amateurisme d’un gouvernement navigant sans boussole en ce qui concerne la crise sanitaire que de l’opportuniste du ministre Blanquer pour aller plus loin dans ses réformes détruisant le cadre national républicain du système éducatif.


Plan de relance : Encore de l’argent public pour développer l’apprentissage ! (Nasr Allah Lakhsassi – SNUEP)

Le plan “France Relance”, doté de 100 milliards d’euros, présenté le jeudi 3 septembre 2020 en conseil des ministres, contient trois volets : l’écologie ; la compétitivité et la cohésion. Le chapitre sur la cohésion comprend des mesures annoncées dans le Plan « Un jeune, une solution » présenté par le Premier ministre le 23 juillet 2020. Ainsi l’apprentissage est doté d’une enveloppe de 1,2 Md€, sous forme de prime aux employeurs d’apprentis.


À MELLE, UNE VICTOIRE EN JUSTICE CONTRE LA RÉPRESSION QUI EN APPELLE D’AUTRES !

Après le recul la semaine dernière du rectorat de Bordeaux qui a renoncé à convoquer des conseils de discipline, celui de Poitiers se voit infliger ce jour une première défaite en justice ! La décision de sanction de début novembre, concernant le déplacement d’office de Sylvie Contini, avait en effet fait l’objet d’une procédure en référé pour suspendre en urgence cette décision arbitraire et disproportionnée. Il fallait que le tribunal administratif lève cette mesure avant que Sylvie n’ait perdu son poste au lycée Desfontaines de Melle (79).



Laïcité : Les fausses annonces de JM Blanquer

Clôturant le 9 décembre  le colloque organisé par le Conseil des sages de la laïcité, une institution qu’il a crée, JM Blanquer a insisté sur la place centrale de la laïcité. Il a fait plusieurs annonces qui ne devraient pas être difficiles à réaliser. Le ministre promet de mettre en place ce qui existe déjà…

Pauvreté parentale et pauvreté monétaire

…Ne chanter que rarement avec l’enfant, lui parler rarement, avoir rarement un contact peau à peau, lire des livres etc. 17% des enfants connaissent la pauvreté matérielle mais 24% la “pauvreté parentale”, celle où l’implication parentale est insuffisante alors que la pauvreté monétaire ne touche que 13% des enfants.

Marc Bablet : Ne les laissons pas abimer l’école maternelle 

” Ce qui est en jeu dans les changements proposés par le conseil « supérieur » des programmes c’est en fait une conception des apprentissages scolaires qui « technologise » le processus d’enseignement en demandant aux enseignants d’être d’abord soucieux de « résultats ». La conséquence est qu’on « primarise » l’école maternelle et qu’on y développe des formes de travail qu’il conviendrait en réalité de faire évoluer autrement aussi à l’école élémentaire.

Maternelle : Activités montessoriennes et inégalités sociales 

“Largement dominant à l’école maternelle depuis des décennies, le dispositif des « ateliers » est depuis peu concurrencé par des « plages d’activités montessoriennes ». Pour certains enseignants, elles permettraient une meilleure prise en compte de la diversité des élèves. Nous avons comparé ces deux types de dispositifs en observant spécifiquement l’activité et les apprentissages des élèves plus faibles, le plus souvent issus des milieux populaires.

Joël Briand : Maternelle : Quand on veut tuer son chien…. 

Et voici qu’arrive le texte du CSP. Texte patchwork, écrit à plusieurs mains, avec des redondances, des allégeances, texte qui résonne comme un avis de décès des programmes de 2015, aux accents éditoriaux plus idéologiques que scientifiques.


S’étouffer avec des carottes – les risques du métier

Ministre de l’Éducation Nationale :
le discrédit est total !

Plus il félicite les enseignant·e·s pour leur engagement et moins elles et ils y croient. Ses vidéos leur sont devenues insupportables. L’empathie médiatisée n’est que de façade. Le double langage est de mise. Rarement ministre aura connu un tel discrédit chez les professeurs et l’ensemble des agent·e·s de l’Éducation nationale. Le silence répété sur les personnels non enseignants (vie scolaire, Psy-ÉN, personnels de santé et de service social, AESH, administratifs, techniques, territoriaux…) est vécu comme une forme de mépris.

Dès 2017, il se lance dans son grand projet de façonner l’Éducation nationale à son idée. Quel qu’en soit le prix ! En s’appuyant opportunément sur une partie des recherches en neurosciences, le ministre façonne une école qui deviendrait un lieu où le destin de chaque élève serait fixé dès le cours préparatoire. Cette conception mécaniste des apprentissages nuit à la réussite scolaire des enfants des familles populaires, et s’appuie sur des évaluations nationales dont le rôle est de faciliter un pilotage vertical du système et de justifier a posteriori ce tri social.

La prétendue « justice sociale » du ministre fige en réalité les inégalités, voire les renforce. Bienheureux les chanceux bien nés ! Le ministre empile les réformes vécues comme autant de renonciations aux missions premières de l’école : dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire au détriment des enseignant·e·s surnuméraires, mise en œuvre de Parcoursup qui amplifie les mécanismes de discrimination sociale et scolaire après le baccalauréat, dont il minimise le caractère national pour instaurer l’évaluation permanente des élèves (E3C, enseignements de spécialité), réforme de l’enseignement professionnel, qui retire toute perspective de poursuite d’études aux élèves qui en sont issus en mettant en œuvre une véritable dérégulation de l’offre de formation et une déprofessionnalisation des diplômes, réforme des programmes, démantèlement programmé de l’éducation prioritaire… Tout confirme le retour à l’élitisme : la réussite selon le ministre n’est décidément pas pour tous les élèves.

Jamais ministre n’aura été aussi injonctif. Circulaires et guides formalisent la vision pédagogique ministérielle qui tient avant tout en un retour à des fondamentaux étriqués « lire, écrire, compter, respecter autrui » tournant le dos à la construction d’une ambitieuse culture commune. La priorité au primaire est également à double face : d’un côté des moyens qui de toutes façons étaient nécessaires mais restent largement insuffisants et sont ponctionnés sur le second degré ; de l’autre la satisfaction de sa vision passéiste de l’école symbolisée par le retour à la méthode syllabique et la mise en place autoritaire d’un contrôle vertical du travail des enseignant·e·s. Le ministre fait fi de l’expertise professionnelle des enseignant·e·s. La classe devient le lieu de l’individualisation des apprentissages. Quel déni du travail quotidien des enseignant·e·s qui s’évertuent à construire des citoyen·ne·s éclairé·e·s et intelligent·e·s capables de comprendre et d’agir sur le monde et des personnels non enseignants qui y contribuent.

Les réformes sont mises en œuvre à marche forcée. Les voix critiques sont étouffées (création d’un conseil scientifique « sur mesure » pour limiter les apports des sciences sociales et humaines, renvoi du CNESCO vers le CNAM, minimisation du rôle du CSP et création du Conseil d’évaluation de l’école…) ou enfermées dans un dialogue social de sourd.

La gestion de la crise sanitaire avec les mensonges sur les masques, les protocoles inapplicables, l’information parcimonieuse et trop tardive, le manque d’anticipation, le déni sur les chiffres de contamination des personnels et élèves… Sa communication est faite d’aplomb et d’arrogance. Elle a fini de retirer au ministre de l’Éducation nationale le peu de crédit qui lui restait. Ce ministre pense une école qu’il ne connaît pas. Quand on critique ses réformes, c’est lui que l’on critique.

Les tergiversations concernant l’hommage à Samuel Paty, qu’il a finalement saboté, ont été scandaleuses et ont marqué les esprits.

Jusqu’à présent, le ministre se sentait protégé, inattaquable, ses dérives et les effets néfastes de sa politique éducative étant difficilement perceptibles par l’opinion publique.

En créant de toute pièce un syndicat lycéen parce que sa réforme du bac était très contestée sur le terrain, il a voulu faire taire ses contradicteurs.

Toute la lumière devra être faite rapidement sur cette affaire et une enquête indépendante devra être menée.

En tout état de cause, cela révèle au grand jour ce qui est une évidence à l’interne. Si l’école tient encore c’est parce que les personnels font front et qu’elles et ils portent à bout de bras le service public d’éducation grâce à leur conscience professionnelle et à leur volonté de faire réussir tous les élèves.

Face à ce discrédit fort dans l’ensemble de la communauté éducative, la FSU interroge publiquement la crédibilité du ministre actuel à continuer d’être l’interlocuteur des personnels et à conduire une autre politique éducative.

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FRANCE 3/ Affaire du syndicat Avenir lycéen: le recteur de l’académie Nancy-Metz Jean-Marc Huart dans la tourmente

23 nov Libé/ Affaire #Avenirlycéen : les documents qui montrent l’implication des rectorats

l’expresso/ Avenir lycéen : Journée décisive pour JM Blanquer 

MEDIAPART/ Scandale du syndicat lycéen: les échanges qui plombent la défense de Jean-Michel Blanquer

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Les évaluations nationales montrent la montée des inégalités 

L’occupation de facs dans le code pénal: «La réplique sera à la hauteur de l’attaque»

L’éducation nationale, creuset délaissé de la démocratie

Quelles explications pour la baisse de niveau en maths ? 

Education prioritaire : La suppression des Rep est en marche… 

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